‹ Les Machabées, ou, Le martyreChapitre 37 sur 64 · ANTIOCHUS, SALOMÉ , HÉLIODORE, IS'ICAKOR · texte numérisé non relu

ANTIOCHUS, SALOMÉ , HÉLIODORE, IS'ICAKOR

HÉLIODORE

De la rébellion rien n'arrête le cours : A des moyens plus sûrs il faut avoir recours. Par des prêtres fougueux au désordre excitée , Vers le temple à grands cris la foule s'est jetée. Ce temple, à la révolte ouvert incessamment. D'une éternelle haine entretient le ferment; Il est une faveur qu'à tes pieds je réclame; C'est d'y porter le fer, d'y promener la flamme.

ANTIOCHUS

Oui , des prêtres, du Dieu, de ses trésors cachés, Des présens d'un vain peuple aux autels arrachés , Que ce temple odieux ne garde aucun vestige ; D'un pouvoir insensé détruis le vain prestige. Moi, tandis que le Dieu tombera sous tes coups, J'instruirai son grand-prêtre à craindre mon courroux,

( à Nicanor. ) Aux portes du palais que l'échafaud s'élève.

( à Hèliodore. ) Ya porter à Sion l'incendie et le glaive ; Qu'ils dévorent, tous deux ses murs ensanglantes

AC1E m, SCENE VI. 5g

salomé, se jetant au-devant d'eux.

Arrêtez, c'en est trop ; barbares, arrêtez.

Vous allez d'Ephraïm ordonner les supplices,

Vous allez renverser l'autel des sacrifices,

J ,e temple que Cyrus rendit à nos aïeux;

Et mon fils, dites-vous, peut désarmer vos dieux !

Mon fils peut conserver ses jours, l'arche sacrée'..

Guidez vers Ephraïm une mère éplorée ,

Dont le cœur tout à coup ébranlé, combattu,

Doute de ses devoirs, doute de sa vertu.

{Antiochus la repousse.) Ton courroux vainement repousse ma prière ; Je te suis, j'obtiendrai cette faveur dernière.

(Elle sort après Antiochus.)

riW DU TROISIÈME ACTE.

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