ANTIOCHUS, SALOMÉ , HÉLIODORE, IS'ICAKOR
HÉLIODORE
De la rébellion rien n'arrête le cours : A des moyens plus sûrs il faut avoir recours. Par des prêtres fougueux au désordre excitée , Vers le temple à grands cris la foule s'est jetée. Ce temple, à la révolte ouvert incessamment. D'une éternelle haine entretient le ferment; Il est une faveur qu'à tes pieds je réclame; C'est d'y porter le fer, d'y promener la flamme.
ANTIOCHUS
Oui , des prêtres, du Dieu, de ses trésors cachés, Des présens d'un vain peuple aux autels arrachés , Que ce temple odieux ne garde aucun vestige ; D'un pouvoir insensé détruis le vain prestige. Moi, tandis que le Dieu tombera sous tes coups, J'instruirai son grand-prêtre à craindre mon courroux,
( à Nicanor. ) Aux portes du palais que l'échafaud s'élève.
( à Hèliodore. ) Ya porter à Sion l'incendie et le glaive ; Qu'ils dévorent, tous deux ses murs ensanglantes
AC1E m, SCENE VI. 5g
salomé, se jetant au-devant d'eux.
Arrêtez, c'en est trop ; barbares, arrêtez.
Vous allez d'Ephraïm ordonner les supplices,
Vous allez renverser l'autel des sacrifices,
J ,e temple que Cyrus rendit à nos aïeux;
Et mon fils, dites-vous, peut désarmer vos dieux !
Mon fils peut conserver ses jours, l'arche sacrée'..
Guidez vers Ephraïm une mère éplorée ,
Dont le cœur tout à coup ébranlé, combattu,
Doute de ses devoirs, doute de sa vertu.
{Antiochus la repousse.) Ton courroux vainement repousse ma prière ; Je te suis, j'obtiendrai cette faveur dernière.
(Elle sort après Antiochus.)
riW DU TROISIÈME ACTE.