‹ Les Machabées, ou, Le martyreChapitre 40 sur 64 · I [ .« JAS · texte numérisé non relu

I [ .« JAS

Qu'entendsrje .'

SALOHÉ.

Iléliodore en profane l'enceinte.

ELCfÀs,

Croit-il, comme les siens, notre Dieu sans pouvoir ?

S/VLOMÉ.

Que j'ai craint, 6 mes fils , de ne plus vous revoir !

Que cette inquiétude irritait mes alarmes!

Le tyran sans pitié voyait couler mes larmes ,

Et même je cédais à son ordre absolu ,

Lorsque , changeant soudain (c'est Dieu qui Fa voulu ,)

Il jetant sur mes pleurs un regard moins sévère,

ce Allez près de vos fils reprendre un cœur de mère , )>

A-t-il dit ; et je \iens, trompant son fol espoir,

D'une mère fidèle accomplir le devoir.

ZABULON

Savez-vous quels périls nous menacent encore , Quel sera le destin de vos fils?

SALOIMÉ.

Je l'ignore.

Moins jaloux de punir enfin que de régner, Le tyran, malgré lui, voudrait vous, épargner; Il sait, n'en doutez pas, que votre obéissant Bien plus que votre mort, importe à sa puissance.

ELCIAS.

Qu'ordonnez-vous? Nos jours vous sont abandonnés.

SA LOMÉ.

Ah ! ce n'est point à moi que vous appartenez. Vous, qu'Ephraïm précède en la lice sanglante, Vous qu'exhorte à le suivre une mère tremblante , Mes enfans, écoutez : aux jours de mon bonheur, De ma fécondité je bénis le Seigneur ; Je le bénis encore aux jours de ma misère. Jeune, je l'adorai d'un cœur pur et sincère ; Et depuis, chaste épouse et veuve d'Onias , La crainte de son nom a réglé tous mes pas. . . .

( Regardant tous ses enfans d'un œil attendri. ) Que de joie , ô mes fils, marqua votre naissance! Que d'orgueil se mêlait à ma reconnaissance ! Et lorsque mon époux , en nos jours solennels , Vous tenant rassemblés sous ses veux paternels, Vous disait du Très-Haut la parole féconde , Enfantant la lumière et la donnant au monde : Les hommes des vieux jours criminels et punis; Tous les fils de Jacob en leur aïeul bénis : Et le Nil balançant sur son onde soumise

Le berceau d'un enfant , qui doit être Moïse ;

Et le berger vainqueur du géant philistin;

Et Cyrus d'Israël relevant le destin ;

Et de tant de saints rois la gloire consacrée,

Qu'étale à nos respects notre histoire inspirée ;

Oh ! que de fois alors , vous pressant dans mes bras ,

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