SCÈNE IV
s \ L( >ME/ses enfansj EPHRAIM , torturé y soutenu pur deux soldats, et enveloppé d'une robe bleue.
SALOMÉ
Il voilà donc mon fils! Dieu, voilà ton grand- prêtre ! Lui que l'œil maternel frémit de reconnaître! Est-ce ainsi que mon fils devait m'étre rendu !
kphraÏm, qu'on a posé sur un banc qui est à gauche.
Du tyran ou de moi qu'aviez-vous attendu?... Pour vous épouvanter Antiochus m'envoie:
El ]*• viens du Seigneur vous enseigner la voie. .le \ îens, pour cette lu! le où Dieu sera vainqueur, Dans sa liante constance affermir voire ooeux
7o LES MACHABEES ,
Vous tous que de si près menacent mes tortures, Vous détournez les yeux!... Regardez mes blessures. Chacune est un bienfait dont je bénis le ciel : Abandonnant ce corps, reste infirme et mortel , Mon cœur s'en applaudit ; et dans chaque souffrance, Plein du Dieu qu'il attend, rencontre une espérance. Que sera le trépas?.... le prix de mes travaux. Craignez-vous qu'il me livre à des tourmens nouveaux? A ces momens sacrés Dieu réserve sa iïrâce. D'Eléazar mourant il ranimait l'audace.
J'ai vu le saint vieillard , contre les fouets sanglans , S'entourer de l'éphod et de ses cheveux blancs ; Louer Dieu sous le fer, l'attester dans la flamme; Etaler sur son front les forces de son âme ; Et , victime lui-même , on eût dit qu'à l'autel , Il offrait l'holocauste et les vœux d'Israël.... Dans le même destin, cherchons la même gloire.
SALOMÉ
Ainsi , de ses sermens Dieu perdrait la mémoire ! Il punirait mes fils dans leur foi si constans!
ÉPHRAÏM
Dieu se dévoilera quand il en sera temps.
Que dis-je ! sa faveur pour nous s'est signalée.
Une famille entière en son nom immolée ,
Sept frères, tous martyrs; est-il un sort plus beau!...
Ne craignons pas surtout , près d'entrer au tombeau .
Que la Pâque sacrée à nos vœux soit ra> le;
A son propre banquet l'Eternel nous coin Le