‹ Les Machabées, ou, Le martyreChapitre 42 sur 64 · SOLDATS · texte numérisé non relu

SOLDATS

(Un soldat porte dans ses mains des tuniques bleues.)

sa lomé , à Nicanor.

Qu'as-tu fait de mon fils?

NICANOR

Vous allez le revoir.

SALOMÉ

Ainsi donc le saint temple est en notre pouvoir! \ ienSj qu'un noble récit redouble encor ma joie.

nicanor, faisant poser les tuniques sur le banc qui est

à droite.

Yoici les vêtemens que le Roi vous envoie;

Sitôt que vos enfans en seront revêtus,

Je viendrai les conduire auprès d'Antioclius.

(Nicanor et les soldats sortent. )

MIZAEL.

Ma mère , les voilà ces tuniques sacrées

Qu'un songe prophétique à mes yeux a montrées

Regardez-les.

SALOMÉ

D'où vient que je frémis d'horreur?

Pourquoi ces vêteraens?

MIZAEL.

Dissipez votre erreur.

Ces tuniques d'azur me rendent mon courage : Eléazar , ma mère , a béni ce présage ; Et je les reconnais avec un saint transport.

SALOMÉ

Si c'étaient , ô mes fils , vos vêtemens de mort ! Approchez.

ZABULON

Partagez l'espoir qui nous ranime.

SALOMÉ

Dès ce moment, peut-être, espérer est un crime.

( Zabulon et Nephtali semblent consternés. ) Vous palissez tous deux. Le cœur de Zabulon Vole à sa jeune épouse aux sables d'Ascalon ; Et toi, cher Nephtali, qui d'une heureuse chaîne Nourrissais dans Hébron l'espérance prochaine, Tu frémis qu'un moment si long-temps attendu Echappe sans retour à ton cœur éperdu.

Tu brûles de revoir dans sa triste demeure La jeune Séphora qui t'attend et qui pleure...

{Avec force.) Et si Dieu nous livrait à la fureur du Roi!...

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