‹ Les Machabées, ou, Le martyreChapitre 47 sur 64 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

SALOMÉ, ÉPHRAIM, tous les frères, HÉLIODORE.

héliodore, se précipitant aux pieds d'Ephraïrn.

Ephraïm , je t'implore.

Prêtre d'un Dieu terrible, et que j'osai braver, Toi seul, il me l'a dit, toi seul peux me sauver. Jeté hors de son temple, à tes pieds que l'atteste j Son autel, ses trésors, tout ce temple funeste -

Tout me sera sacré, s'il délivre mes jours Du fantôme odieux qui me poursuit toujours.

salomé.

Quoi ! ce ministre altier , fier conseiller du crime , Vient tomber suppliant aux pieds de sa victime.

ÉPHRAÏtf.

Lève-toi... Qu'as-tu vu dans ce temple immortel?

HÉLIODORE

J'allais déjà saisir les vases de l'autel ; Déjà même, à travers la foule gémissante, Mes soldats promenaient la hache menaçante • Quand la voûte du temple, entr'ouverte soudain, M'a fait voir un guerrier, qui, tout couvert d'airain , Avec un cri semblable à la voix d'une armée , Apparaissait immense en l'enceinte enflammée. Ce guerrier n'était point un fantôme imposteur ; Un je ne sais quel Dieu...

ÉPHRÀÏM.

L'ange exterminateur.

HÉLIODORE

Son bouclier de feu gardait le sanctuaire ; J'ai voulu fuir: mon front était dans la pouss Et de mon corps meurtri les membres HagèUj - Se débattaient en Vain sous ses boups redoubla - , Sou pîed divin pressait ma poitrine sanglante Que dis- je! il plane encor sur nia tête tremblant

Page 1