ACTE IV, SCÈNE V
I );ms mon sein palpitant il étouffe ma voix \ Me poursuit à tes pieds...
ÉPHRAÏM
Je le sais, je le vois.
JIIXIODORE.
( )h! chasse loin de moi ce fantôme implacable. Si tu peux m' arracher à son bras redoutable . J irai , j'accablerai d'offrandes et d'encens Ton Dieu , le Dieu jaloux qui glace tous mes sens; Je publierai sa gloire et son pouvoir suprême.
ÉPHRAÏM
Eh bien ! il prend pitié de ta misère extrême ; De toute autre vertu la foi te tiendra lieu. Au nom du saint pouvoir, que je vais rendre à Dieu , J'écarte de ton front les traits de sa vengeance : Cours aux portes du temple adorer sa clémence. Au lie vi d'en arracher les longs voiles de lin , 1 .< -s deniers de la veuve et ceux de l'orphelin , Toi-même apporte-s-y des offrandes nouvelles : El que la lâcheté de ces Juifs infidèles, Qu'éloigne des autels un frivole danger , Y contemple honteuse un encens étranger.
HÉLIODORE
Ah ! je cours, avant tout, vous servir, vous dé£endr< \uv genoux de mon Roi, qui daignera m'entendre,
Faire parler pour vous mes services, mes droits,
ÉPHRAÏM
Insensé, va tomber aux pieds du Roi des rois. Laisse chacun de nous suivre sa destinée...
( Se tournant vers ses frères. ) Notre course orageuse est enfin terminée ; Et le port nous attend.
( // fait signe aux gardes de le conduire hors de la prison y tous le suivent , Salomé aussi , et Ephraïm dit alors :
Vous, ma mère, avec nous!
SALOMÉ
Jusqu'au dernier moment je dois veiller sur vous.
ÉPHRAÏM
Mes frères, qu'ai-je dit ! mes compagnons de glon Suivez-moi, je vous mène encore à la victoire.
( Ils sortent tous ensemble. )
HÉLIODORE
Et moi, dont les conseils ont armé leurs bourreaui , Moi , qu'ils ont secouru dans l'excès de mes maux . Je ne servirai point leur généreuse envie ; Et je cours près du Roi prendre soin de leur ^ u
rus du quatrième acte.