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Deux sont déjà tombés; leur Ame magnanime pfa le («.le en vertu qu'à leur mère sublime.
I a'\w mère... je l'ai vue ; elle est à leurs cotés ,
[isolant^ ranimant ses fils ensanglantés: Mourante an fond du cœur, calme sur son visage , Elle retient ses pleurs, prodigue son courage; Comme autour du berceau, surveille tous leurs pas ; Jette déjà leur àme au-delà du trépas; Y fait luire pour eux une gloire nouvelle ; Leur jure tous les biens que sa foi lui révèle, Et xinble, vers le ciel détournant leur adieu, Se parer de leur sang, aux regards de son Dieu.
ANTIOCHUS
Et c'est cet appareil d'un fanatisme impie Qui réveille des Juifs la fureur assoupie; Ce malin si soumis, si fiers en ce moment, L'exemple d'Ephraïm les excite ardemment. Peu coulent à nos dieux de nier ses hommages, ( îe peuple n'a pas craint d'insulter mes images ; De sa rébellion ces signes trop certains Lui préparent, crois-moi , de funestes destins ; Entre ce peuple et moi la guerre recommence , Et tu viens cependant me parler de clémence !
HÉLIODORE
Oui , si tu veux régner, je le répète encor, A ton ambition donne un plus noble essor : Renonce aux écliafauds , fais bénir ton empire; Que sous ton joug aimé Jérusalem respii
Les Juifs ont vu ton bras s'appesantir sur eux ;
Us te savent puissant, montre-toi généreux.
Tes bourreaux, en des cœurs où la haine est vivante ,
Jettent le désespoir au lieu de l'épouvante ;
Le peuple à la pitié rend un culte éternel ;
En détestant le crime, il plaint le criminel.
Trois derniers rejetons de cette noble race
Demeurent en nos mains ; et j'implore leur grâce.
Tu me vois à tes pieds; daigne me pardonner
Les funestes conseils que j'ai pu te donner :
Us flétrissent ta gloire, ébranlent ta puissance ,
Et moi seul, ô mon Roi! mérite ta vengeance :
Détourne-la sur moi; je bénirai tes coups,
Si mon sang répandu désarme ton courroux.
ANTIOCHUS
Tu veux que ma faiblesse , encourageant le crime , Oppose à la révolte un cœur pusillanime ! Le sang m'est en horreur, versé loin des combats; Mais un prince avant tout doit sauver ses états. Si je cède aux Hébreux , si loin de ces rivages J'emporte mes drapeaux chargés de leurs outrages, Quel peuple désormais reconnaîtra mes lois, Quand un peuple si faible échappe à mes exploits? Non , puisqu'Héliodore ose oublier son maître , Que son cœur s'épouvante aux vainsdiscours d'un prêtre, Je vais m'offrir moi-même à ce peuple insensé , Et punir les ingrats qui m'auront offensé.