ACTE V, SCÈNE Vil
SA LOMÉ.
Les cieux s'ouvrent ausii.
ANTIOCHUS
Ton roi parle.
SALOME.
Et ton Dieu.
mizael , se jetant dans les bras de sa mère.
Ma mère , me voici.
antiochus.
One fais-tu malheureux ?
MIZAEL.
Tous mes frères m'attendent.
Ma mère > voyez-vous les palmes qu'ils nous tendent ? Leurs tuniques d'azur.... Je suis digne de vous; Je maudis les faux dieux !
ANTIOCHUS
Tombez donc sous leurs coups.
SALOMÉ
Tu tomberas aussi, tu tomberas sans gloire, Précipité tremblant de ton char de victoire. Dieu signale à mes yeux tes horribles destins , Et j'en frémis moi-même... Ecoute, ils sont certains. ^ux cris de mes enfans, sa justice éternelle
Montre à l'ange de mort ta tête criminelle. C'en est fait de ton règne , et tes jours sont passés ; Et les vers du cercueil sous ta pourpre amassés , Y réclament déjà leur pâture vivante.
Tu pâlis , Roi timide , et ton cœur s'épouvante ! Ecoute jusqu'au bout : je n'ai plus qu'un moment : Mais toi, tu dois mourir long-temps et lentement... Ta puissance finit et la mienne commence... Entends-tu la révolte armer un peuple immense? Le lion de Juda pousse des cris vainqueurs ; Ephraïm expiré revit dans tous les cœurs. Ce peuple a recueilli notre exemple suprême ; 11 se lève, il saisit ton sanglant diadème... Tremble ; je te maudis , et mon dernier adieu Te laisse palpitant entre les mains de Dieu.
{Les gardes d'Antiochus les conduisent, elle et
son fils 9 au supplice)-