CONTRE
LE COLONEL IMCQUART
L*enquète impossible.
La genèse d'an crime judicitire. — Le passé da colonel Picqaart. — L'hoooear au<<lessos de'riDtérét. — Sar la pi«te d'Esterhaxj. — Le rôle du général Gonse. — Let fau««a: ,ol eo scène. — Lt deuxième
burtau cuii tri. — Une mission sospeete.
Uo oouteau crime Judiciaire, plus abominable enct^ro qup relui de i804, est sur le point de s'accomplir, l'uur avoir obéi à la voi% de sa cons- ' itruc et placé son devoir au-dessus d'une discipline avengle, odieuse ou criminelle, le lieutenant-colonel Picquart a été mis bon de l'année à laquelle II coni«acra vingt-cinq ans de sa vie : pois, il a été arrêté et Jeté eo prison.
2 LBB MACHINATIONS
Depuis le 13 juillet il expie, soilà la Sanlé,8oit au Chcrche>Midi, les elTorts qu'il 1)1 il y a deux ans pour démasquer un traître et tirer du bagne un innocent. Pendant cinquante-huit jours il a été maintenu au secret, parce que ses ennemis avv ' p(^r6 — vainement d'ailleurs — que ce tr.< i inquisitorial provoquerait chez lui un
moment de défaillance.
Son procès, fixé au 12 déccnibro, couronnera les machinations ourdies depuis deux ans contre cet homme admirable par une bande de faussaires.
L'opinion punuquo a l'impérieux doou u** cuunalLre l'étendue de l'infamie que l'on prépare, et de faire entendre le cri de révolte que nécessite le plus monstrueux déni de justice des temps modernes.
Une presse servile a déversé l'outrage sur le lieutenant-colonel Picquart. N'est-on pas allé jusqu'à lui prêter des mœurs inavouables? Les accusations les plus scandaleuses ont été, en un mot, portées contre lui, alo^ que, plongé dans les in pace de Uavary, il lui était impossible de se défendre.
Aussi, au début de cette étude, dirons*nou8 tout d'abord ce qu'est l'homme ainsi calomnié.
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