DETENTE
Watt est aussi l'inventeur de la détente^ qui, tout en permettant d'économiser le combustible dans le foyer, peut donner à la machine la plus grande élasticité d'allure. Tout l'artifice consiste à interrompre la communication du cylindre avec la chaudière avant que le piston soit parvenu au bout de sa course. Supposons que la vapeur pénètre dans le cylindre sous la pression de 6 atmosphères, et cela pendant toute la course; si l'on représente par le nombre 1 le volume du cylindre, le travail produit par une course simple du piston sera représenté par le produit 6X1, ou par le nombre 6. La vapeur contenue dans le cylindre occupera un volume représenté par l, et elle possédera à la fin de sa course commet au commencement une pression égale à 6. On ouvre alors la communication avec le condenseur, et la vapeur s'y précipite, en perdant rapidement sa pression, c'est-à-dire en passant en un instant par les pressions intermédiaires entre 6 atmosphères et la pression du condenseur, une demi-atmosphère, par exemple. Cette baisse rapide de la pression est une véritable détente, qui ne profite pas à la puissance de la machine. Le mécanisme de la détente consiste à en utiliser une partio.
Pour cela, fermons la communication du cylindre avec la chaudière lorsque le piston atteint le milieu de sa course : le volume engendré par le piston à ce moment sera représenté par J, et, la près-