‹ Les machinesChapitre 28 sur 36 · Pantagruel. livre IV, chap. lvii · texte numérisé non relu

Pantagruel. livre IV, chap. lvii

^ « tort. Car Ciceron ne le creut oncques. Si croyez

1^ « que Mercure soit premier inuenteur des arts, y comme jadis croyaient nos antiques druydes, vous « fouruoyçz grandement. La sentence du sàtyric- « que * est vraye, qui dict Messer Gaster estre de « tous arts le maistre.... A ce chevaleureux roy force ce nous feut faire reuerence, iurer obéissance et honcc neur porter. Car il est impérieux, rigoureux, rond, « dur, difficile, inflectible. A luy on ne peut rien « . faire croire, rien remonstrer, rien persuader. Il « ne oyt point.... Il ne parle que par signes. Mais, a « ses signes, tout le monde obeyst, plus soubdain « qu'aux édicts des prêteurs et mandements des a roys : en ses sommations, delay aulcun et de-

^ ce moure aulcune il n'admet. Vous dictes que au ce rugissement du lion toutes bestes loing a Tentour ce frémissent, tant (sçauoir est) qu'estre peult sa ce voix ouye.... Je vous certifie qu'au mandement de ce. messer Gaster tout le ciel tremble, toute la terre ce bransle. Son mandement est nommé Faire le faut ce sans délay, ou mourir. » Et plus loin, passant en revue les moyens inventés par Gaster d'awoiV et conseruer grain, Rabelais n'a pas de peine à montrer que toutes les inventions humaines dérivent des impérieuses réclamations de l'estomac.

Malgré cette communauté d'origine, on a longtemps distingué l'agriculture de l'industrie proprement dite. Ce que demande l'agriculture, disaiton, ce sont des bras, et laissant à l'industrie les machines perfectionnées, on s'en tenait pour les

^,ravaux des champs aux outils les plus élémen-

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