‹ Les machinesChapitre 3 sur 36 · L..-- -^ . llJ · texte numérisé non relu

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PESANTEOH. 2?

brutale est indigne de l'homme, il n'est pas moins indigne du chien, son plus fidèle ami. Le chien, comparé aux autres animaux, a une intelligence hors ligne; c'est à lui, en grande partie, que sont dus les premiers progrès de la civilisation humaine *. Il chasse, il garde les troupeaux, il a une notion très exacte des droits de son maître, il est toujours prêt à les défendre. Perspicacité, mémoire, dévouement, le chien a une foule de qualités morales. Chose estimable en ce siècle de révolutions, il montre en toute circonstance des opinions éminemment conservatrices. L'homme, qui chaque jour reçoit du chien tant de leçons de gratitude, manque à ses devoirs envers lui dans deux cas principaux : quand il en fait un chien savant, monstruosité contraire au vœu de la nature, et quand il s'en sert comme d'une bôtc de trait. Les protestations du chien contre ce dernier emploi ne sont pas rares. Il arrive souvent, en Sibérie, que les dix ou dousse chiens de la poste, apercevant quelque gibier à l'horizon, se mettent à chasser, et quittent leur chemin sans se soucier davantage du courrier et de ses dépêches ; ils emportent le tout à leur remorque par monts et par vaux, jusqu'à la rupture des traits ou du traîneau.

De toutes les forces naturelles, la pesanteur est celle qui nous est le plus familière. Elle agit sur tous les corps, et les fait tomber à la surface de la terre dès qu'ils ne sont pas soutenus par quelque

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