Y III PRÉFACE
par le messianisme hébreu, puis par la papauté catholique, sest poursuivi en d'identiques décors. La Providence compensatrice semble avoir voulu allumer les foyers centraux de vie intérieure sous des ciels de brutale clarté et parmi des races dures et charnelles. Ce n'est pas le moindre prodige du judéo-christianisme qu'il ait suscité des prophètes chez les Juifs, des martyrs et des théologiens à Rome, des saints eL des vierges sur ces bords du Rhône, dernier refuge des baalismes chananéens.
Il faut toujours redemander à la Genèse le secret des lois générales de la vie. L'homme est argile, et il garde l'empreinte d'un sol. L'humanité se différencie par la race, laquelle est en partie le produit d'un climat. Mais l'homme est aussi souffle divin, et son âme raisonnable doit planer au-dessus du déterminisme ethnique. Il est bien vrai que, sous le rapport mental, nous subissons les influences de l'atavisme et du milieu. Mais il est également certain que, sous le rapport moral, nous demeurons libres de nous hausser jusqu'à Fange ou de nous ravaler jusqu'à la brute.
^'oilà comment l'idée de race n'entre nullement en conflit avec la vérité religieuse. Toutefois les époques matérialistes oublient la liberté