X PREFACE
steiice. Les sciilpliirales amantes grecques, de qui la douleur même reste sereine, drapées au bout des lumineux caps dans Folympique azur, elles ne ressemblent point à la veuve endeuillée, au front ridé par la souffrance, qui gémit sous les nuaoes en fuite, devant les houles ténébreuses, et qui cherche un cadavre sur les galets d'une anse sinistre. D'autre part, à la maîtresse abandonnée de Thésée le christianisme substitue l'idéal du croisé et de l'épouse fidèle jusque dans la mort. J'entends bien que l'Antiquité connut la fidélité conjugale, et que les nefs de la croisade ne conduisaient pas seulement des saints. Mais, ce qui importe ici, ce n'est pas le cas particulier: c'est l'honnêteté de l'idéal collectif introduit dans un milieu par la vérité religieuse. Si, çà et là, cet idéal luit à travers le paganisme, ce sera chez des poètes tout inspirés par le souvenir de la Révélation primitive, chez Homère qui nous montre l'homme très petit devant les dieux, chez Ovide qui semble avoir médité la Genèse. Pourtant point de chapelles à consoler les larmes de leurs veuves : voici pour Andromaque le sérail de Pyrrhus ; voici pour Alcyone une métamorphose en oiseau.
Ne persiflons pas cette jolie fable, ni plus ni