‹ Les maisons a succursales multiples en France et à l'étranger [microform]Chapitre 6 sur 51 · Voir sur ce point, p · texte numérisé non relu

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té-ées. Le même phénomène s'est passé en Russie, particulièrement en Pologne. Quand cet empire, sous l'influence de Witte, stimula plus énerg.quement l'activité industrielle en lui assurant de très hauts profits, beaucoup d'entrepreneurs allemands vinrent s'établir sur le territoire russe et produisirent les marchandises les plus protégées » . .

Dans les cas ci-dessus cités, le système était engendré par ce fait que le pays où on allait exerçait une attraction sur les producteurs. Mais à cette cause il peut souvent s'en ajouter une autre : le pays d'origine des producteurs, le pays d ou l'on vient peut pousser les dits producteurs à aller s'établir au loin : ils sont en quelque sorte chasses de leur pays et attirés par d'autres pays. Alors le mouvement prend une importance remarquable : c'est ce qui se produit pour la Suisse'^. Cette nation est arrivée à un certain état qu'on peut appeler état de saturation industrielle. Nous voulons dire par là

1 Fontana-Russo, Traité de Politique commerciale, traduction

't'v'ofà T.kli "économie poUtiqae ^ U Suisse,,.. Traugott Ge-err„r D' phiU et Rodoiphe HoU D- pW ^"-^^9 ; - AU lo r»' T rreeririff, secrétaire de la GhamDre ae coiumc Rùl r Jen voùm nous donner personnellement d'intéressants fet^gne^nls sur les succursales de fabrication et sur tout

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Moniteur officiel du commerce '2 "ovembre 1908^ -^»» ''''"S"'' Manuel d'Économie comm--rc:alc, Pans, lfl09, p. iW.

que le marché suisse est trop petit pour absorber la production suisse. La solution serait, semble-t-il, l'exportation? Oui, mais les barrières de douanes élevées dans la majorité des pays empêchent l'entrée des produits suisses qui, étant de grande valeur, payent des droits très forts. La solution qu'ont donc dû adopter les industriels suisses a été la création de « succursales de fabrication » — Fabrikfîlialen — à l'étranger.

« La politique protectionniste de plus en plus accentuée de nos puissants voisins — disent MM. Traugott Geering, D'' phil., et Rodolphe Hotz, D' phil., dans leur ouvrage intitulé Économie politique de la Suisse, qui est un modèle du genre, — force notre petit pays à chercher d'autres débouchés plus éloignés, des pays auxquels il puisse fournir ses produits sans supporter des frais plus considérables que ses concurrents. Pour pouvoir maintenir ses positions sur les marchés si importants de nos voisins, il ne lui reste souvent d'autre ressource que de créer des succursales de ses manufactures à l'étranger. Depuis 1879, les droits protecteurs de l'Allemagne ont attiré bien des industries dans le grand-duché de Bade et en Alsace : l'industrie des rubans de soie, des couleurs et des teintureries de Bâle, les étoffes de soie de Zurich, les produits alimentaires Maggi (Sin-

gen), la fabrication du chocolat (Loerrach et Biessenhofen), les fabriques d'aluminium et de carbure de calcium (Badisch-Rheinfeldeden), les machines (Ravensburg, Mannheim, Ludwigshafen, etc.). H en est de même pour l'Autriche : fabrique d'aluminium à Lena-Gastein, de chocolat à Bludenz, de rubans de soie à Bregenz. La Haute-Italie, la France, les États-Unis et, depuis quelques années, la Russie exercent une influence absorbante sur l'industrie textile et sur celle des machines de la Suisse^ » Insistons sur certaines

de ces industries.

Les grandes fabriques de machines suisses qui ont des succursales sont : Elektricitàt Alioth (Basel) : succursale à Lyon, - Brown Boveri (Baden) : succursales à Paris, Mannheim, Wien, Mailand, Christiania, - Escher Wyss et Co (Zurich) : succursale à Ravensburg, — Gebr. Sulzer (Winterthur) : succursales à Ludwigshafen, etc.. — Schappegesellschaften von Basel : succursales à Briançon, Rouen, Soulzmatt et Lyon.

Dans l'industrie des étoffes de soie et des rubans de soie le système est aussi fort répandu. Les tissages suisses se rencontrent particulièrement le long du Rhin, de Constance jusqu'en

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