Voir Geering et Hotz, op. cit., p
HM^i
Alsace, certains fabricants suisses ont leurs établissements en Italie d'où ils tirent la soie brute dont ils ont besoin ; dans ce dernier cas ils évitent deux sortes de droits de douanes : ceux qui frappent la matière première, ceux qui atteignent le produit achevé.
« En 1904, 70 fabriques zuricoises occupaient :
Métiers à mains.
Métiers mécaniques.
Dans le canton de Zurich . . 5 834 Dans le reste de la Suisse . . 8 886 En Allemagne, Italie, France et États-Unis
« En 1908 le même nombre de fabriques n'a plus occupé que 4 7o0 métiers à main. En revanche, le nombre des métiers mécaniques ascendait à 15 926 en Suisse et à 12 703 à l'étranger (en Allemagne : 5891; aux États-Unis : 3 246; en France ; 2141; et en Italie : 1 424).
« Exprimé en métiers mécaniques (Imétier mécanique =3 1/2 métiers à la main), le nombre total des tissages de soie de la Suisse s'élève actuellement à 29 985, dont 17 283 en Suisse même et 12 720 à l'étranger (soit 19 315 en Suisse et 9 225 à l'étranger en 1900), ce qui correspond à un cinquième environ de tous les métiers fonctionnant en Europe et en Amérique. Cette branche d'activité a donc augmenté sa production à l'étranger,
tandis qu'en Suisse elle a diminué depuis 1902, surtout en ce qui concerne le tissage à la main^. » Les broderies mécaniques au plumetis pratiquent aussi le système... « En 1900 on comptait, en outre, 1 074 machines au plumetis dans d'autres parties de la Suisse, principalement à Zurich (726). A l'étranger, un certain nombre de métiers marchaient pour le compte de la Suisse orientale : dans le Vorarlberg, 3878 métiers ordinaires au plumetis, et 365 machines à navettes; dans le Liechenstein et en Bavière, 174 de ces dernières; enfin, 5 000 à 5 500 petits métiers au crochet fonctionnaient dans le Vorarlberg, la Bavière, le Wurtemberg et la Saxe-. »
Quant à l'industrie du coton elle est largement
représentée en Italie^.
Enfin citons l'exemple typique de la fabrique de conserves de potages Maggi à Kemptthal qui, vu sa grande exportation, a été « contrainte, par les droits protecteurs des États voisins d'établir des succursales à Singen, à Paris et à Vienne pour conserver le débouché de ces pays'* ».