‹ Les maisons historiques de ParisChapitre 34 sur 54 · NÉ A PARIS LE I9 AOUT · texte numérisé non relu

NÉ A PARIS LE I9 AOUT

EST MORT DANS CETTE MAISON

De Paris. 73

Les demeures habitées à Paris par Béranger sont nombreuses, puisqu'on n'en compte pas moins d'une vingtaine. Nous ne pouvons parler ici que des dernières. Après avoir quitté Passy en i85o, le chansonnier était allé vivre dans un appartement de j)ension bourgeoise, au numéro 1 1 3 de la rue d'Enfer. Puis, après avoir passé trois années à Beaujon,où il composa ses derniers vers, il alla se fixer rue Vendôme (actuellement rue Beranser). Le poète mourait d'un hypertrophie du cœur compliquée d'une maladie de foie.

Mademoiselle Judith, la fidèle compagne de toute sa vie, succomba le 8 avril 1857. A partir de ce jour, Béranger attendit son tour avec résignation. Vers la fin de juin, l'anxiété publique ne connut plus de bornes lorsqu'un journal eut annoncé le péril dans lequel se trou-

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vait l'auteur du Dieu des bonnes gens. Ses plus anciens amis, Thiers, Mignet, Lebrun, le visitèrent presque tous les jours. Comme Gœthe à son lit de mort, Béranger fit signe qu'on ouvrît les persiennes, et appela la lumière d'un œil avide.

Le i6 juillet, à quatre heures trente-cinq minutes, Béranger expirait. A cette nouvelle, la tristesse dans Paris fut générale. Quelques heures plus tard, le ministre d'État faisait savoir que le gouvernement se chargerait du soin des funérailles.

Tout un peuple accourait. Les bornes, les balcons, les toits, étaient couverts d'une foule frémissante et attendrie. Le gouvernement impérial avait craint un tumulte ; tout se passa dans l'ordre le plus absolu, et les funérailles du poète national furent respectées.

Puis là-bas, bien loin, au numéro 68 de la rue du Chemin-Vert, la

maison mortuaire de l^armcntier :

ANTOINE AUGUSTIN PARMKNTIER

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