DANS LA MAISON DU GRAND-COQ
QUI S"ÉLEVA1T ICI OUVRANT RUE DE LA CALANDRE ET SORTANT AU MARCHÉ NEUF.
Il existait depuis le xvi^ siècle des
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j ournaux en Italie et en Espagne ; on les appelait Gazettes, du nom de la pièce de monnaie Ga-^et ta qu'il fallait payer pour les lire. Thcophraste Renaudot, né à Loudun en i584, était venu fort jeune à Paris, pour suivre des cours de chirurgie. Actif, intelligent, il avait obtenu tour à tour la direction du bureau des adresses et les fonctions de commissaire général des pauvres, ce qui lui avait permis de créer une espèce de Mont-de-Piété. Il obtenait enfin le privilège pour l'établissement de la Galette dans la maison du grand Coq, rue de la Calandre, sur l'emplacement même où nous voyons aujourd'hui cette belle maison neuve; car il va sans dire que des vestiges de la Cité, il n'en reste plus aucun depuis longtemps. Renaudot dirigea la Galette depuis l'année i63i jusqu'à sa mort survenue le 20 octobre i653. Rappelons que ce journal.
8o Les maisons historiques
continué jusqu'en 1792, forme une collection de 162 volumes in-40. Le privilège de Renaudot fut prolongé en faveur de ses fils.
Longeant à présent le quai des Grands-Augustins et le quai Conti qui lui fait suite, nous arriverons à l'Institut. Là, s'élevait la Tour de Nesle dont on a voulu perpétuer le souvenir. En effet nous lisons entre les deux colonnes de gauche (aile droite du Palais Mazarin) :