‹ Les maîtres apothicaires de Nancy au dix-septième siècleChapitre 2 sur 67 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

nommé le D' Louis Bruntz. Il voulut bien faire appel à notre concours, nous exhortant à relever sur les textes anciens les traces de ce lointain passé, en un mot, à restaurer les annales de la corporation des maîtres apothicaires de Nancy ou, du moins, une partie de ces annales. Nous nous rendîmes à ce désir, bénéficiant de précieux encouragements, pour lesquels nous témoignons au D' Louis Bruntz toute notre reconnaissance.

Notre père, Jean-Louis Monal, avait possédé, pendant de longues années, le coffre où étaient enfermées les archives de la corporation. Ce dépôt lui échut, en 1864, . de son prédécesseur, Charles Demangeot, lequel le tenait de Louis Simonin, fondateur, en 1804, de la pharmacie établie au n° 8 de la rue Jean-Jacques-Rousseau, aujourd'hui rue des Dominicains. Ce Simonin, on peut le présumer, aurait reçu ce legs de Soyer-Willemet, gendre de Remy Willemet, dernier doyen de la corporation. Leur officine était située au n° 29 de la même rue. Après la mort de notre père, survenue le 20 mai 1890, notre famille estima que ce dépôt précieux devait retourner à la collectivité, et, comme les corporations ont vécu, nous offrimes, en 1893, en mémoire de Jean-Louis Monal, ces vieilles archives au Musée lorrain de Nancy. Elles sont conservées aujourd’hui en sa Bibliothèque, où les érudits peuvent venir les consulter.

Au temps de notre jeunesse — eheu ! fugaces labuntur ann — nous nous plaisions à feuilleter et nous nous efforcions de déchiffrer ces registres, hostiles à la curiosité avec leur écriture, souvent impénétrable, du temps jadis.

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