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Bassons.
Dès que Walther a commencé ce troisième couplet, Beckmesser n'a cessé de l'interrompre, tandis que Sachs l'encourage du geste et de la voix. Les autres maîtres interviennent. Il en résulte un ensemble grandiosement conçu, réalisé avec une surprenante maîtrise, non pas un chœur banal, mais une sorte de symphonie vocale à seize parties réelles où les voix s'enchevêtrent en dessins variés, distincts les uns des autres, que domine la phrase mélodique du dithyrambe de Walther jusqu'à ce que le thème de la Ronde des apprentis (20) entraîne tout, chanteurs et orchestre, dans son rythme dansant (voir 33c).
Walther refusé (33<i), l'assemblée se sépare dans le plus grand tumulte. Seul, Sachs, calme et chagrin, considère un moment pensif la chaire restée vide, puis sort lentement. Alors à l'orchestre, en un délicieux postlude, passent une dernière fois le thème de la Passion naissante l'y), celui de la Ronde des apprentis (20), enfin, rendu comique par l'instrumentation (basson et violoncelles) le thème des Maîtres. Deux accords brefs et stridents (33^), rappelant la sentence rendue par les maîtres, amènent la cadence finale.