‹ Les maîtres de l'Ecole de Paris dans la période préspécialistique des maladies du pharynx, du larynx et du nez. Tome IIChapitre 34 sur 117 · Dans son Traité de pathologie générale · texte numérisé non relu

Dans son Traité de pathologie générale

3. A cet âge, la glotte respiratoire est encore fort peu développée.

4. C’est ainsi que les partisans de Home expliquaient la prédominance chez les jeunes sujets des affections pseudomembraneuses. Ils faisaient du croup une maladie propre de l’enfance. Louis montrera qu’il

LES MAÎTRES DE l’ÉCOLE DE PARIS

Suivant l’auteur, qui rappelle la complexité de structure du larynx, les couches musculaires, le tissu cellulaire, les vaisseaux, les nerfs, les cartilages, les synoviales articulaires peuvent isolément, et indépendamment des parties voisines, devenir le siège de lésions inflammatoires plus ou moins graves. Ne connaissant pas l’origine infectieuse de la plupart des altérations morbides de l’économie, qui localise les lésions initiales en certain point, le rôle du surmenage, etc., les pathologistes de l’époque étaient conduits, en effet, privés qu’ils étaient de ces notions fondamentales, à se demander pourquoi les différentes phlegmasies devaient a priori se porter sur certains éléments histologiques, plutôtque sur d’autres. Avec ce qu’ils savaient, il n’y avait pas de raison apparente pour un cantonnement dont on ne voyait pas la cause. Broussais tranche hardiment pour l’affirmative. « L’inflammation peut se développer dans toutes ces parties 1 et je l’ai vue avec étonnement avoir son berceau dans chacune d’elles ».

La symptomatologie, la marche, le traitement des diverses laryngites, dont l’étude est englobée du reste dans celle des angines, sont expédiés en quelques lignes et n’offrent rien de bien spécial 2 . Rappelons seulement que les phlegmasies de l’organe vocal, comme celles du pharynx, sont rattachées,' dans un assez grand nombre de cas, à la gastroentérite dont l’écrivain s’est si singulièrement exagéré l’importance 3 , reliant à l’inflammation stomacale ce qui résulte en réalité d’un réflexe ou d’un trouble chimique, c’est-à-dire d’une intoxication chronique par fermentation putride au niveau de la zone sous-diaphragmatique du tube digestif.

Broussais, qui rattache bien entendu l’œdème de la glotte à un processus phlegmasique 4 , admet une étiologie très complexe et très variable, dans laquelle il confond manifestement ce qui appartient à l’entité morbide de Bayle et ce qui revient à la laryngite phlegmoneuse. Il donne à l’affection le nom de laryngite cellulaire et de laryngite capsulaire. « Elles naissent, dit-il, sous

1. Lasègue se posera les mêmes questions pour le pharynx dans son Traité des angines.

2. Il s’agit, ne l’oublions pas, dans l’ouvrage de Broussais, de pathologie générale et non de nosologie.

3. Néanmoins, il reste acquis que cet auteur a su, un des premiers, se rendre compte qu’un certain nombre de phlegmasies rhino-pharyngo-laryngées avaient les rapports les plus étroits avec le mauvais fonctionnement de l’estomac. Ceci est surtout vrai pour lés phlegmasies chroniques de ces cavités.

4. Bouillaud, dès 1825, s’était efforcé de prouver qu’il en était bien ainsi, Voir cet auteur.

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