Cet auteur semble avoir surtout étudié le larynx du porc
AVANT-PROPOS
portent des noms helléniques, ce qui indique bien que les anciens Grecs les connaissaienth Il signale leur forme, leur grandeur, leurs rapports. Il mentionne l’articulation cricoaryténoïdienne et décrit les deux facettes cricoïdiennes sur lesquelles jouent les cartilages aryténoïdes ou plutôt le cartilage aryténoïde ; car, disséquant des animaux, le porc notamment où ces deux cartilages sont étroitement réunis par des adhérences fibreuses, il le croit unique. Il connaît tous les muscles laryngés sauf le thyro-aryténoïdien et donne quelques aperçus sur leur action. Il regarde, du reste, le crico-thyroïdien et l’ary-aryténoïdien 1 2 tantôt comme simples, tantôt et plus souvent comme doubles. Il a parlé de la muqueuse qu'il considère avec raison comme très glandulaire. Enfin, il sait quels sont les nerfs qui innervent l’organe et attribue, comme nous le dirons plus loin, au récurrent un rôle fondamental dans la phonation 3 .
Au moment de la renaissance des études anatomiques, Vesale, le principal promoteur de celles-ci, s’en tint contre toute attente aux notions du médecin de Pergame 4 . Realdo Colombo l’accuse même de n’avoir jamais disséqué de larynx humain. Fallope redressa l’erreur de Galien à propos des cartilages aryténoïdes, démontrant qu’en réalité ils étaient doubles. Realdo Colombo accepta cette façon de voir, mais eut le tort de vouloir distinguer aussi deux cartilages thyroïdes unis sur la ligne médiane. A cet anatomiste revient le mérite d’avoir convenablement décrit la partie inférieure du muscle thyro-aryténoïdien. Eustachi fit connaître les fibres transversales et les fibres obliques du muscleary-aryténoïdien . Fabrice . d’Aquapendente s’est particulièrement occupé du larynx et y a fait des découvertes importantes. Il a étudié d’après Galien
1. Il est possible qu’il ait utilisé, dans ce but, les recherches de son maître Marinus, anatomiste très exercé.