Ex. : cartilages de Santorini
AVANT-PROPOS
signala les insertions, le mode de constitution et les rapports.
Il a fait, après Fabrice d’Aquapendente, une bonne étude du muscle thvro-aryténoïdien dont il a mentionné le faisceau épiglottique ; il a décrit le muscle ary-épiglottique qui n'est pas constant. A côté de ces remarquables .découvertes se sont glissées quelques erreurs. C’est ainsi que Santorini a considéré les grandes cornes de cartilage thyroïde comme des parties indépendantes. Il a cru apercevoir aussi un canal excréteur du corps thyroïde qui déboucherait dans l’intérieur du larynx.
On a peu ajouté, vers la fin du xvm e siècle, à cet ensemble vraiment remarquable de connaissances réunies par les hommes éminents dont nous avons énuméré les travaux sur le larynx 1 . Ce n’est que plus tard, près du milieu du xix« siècle, grâce surtout au microscope, qu’on a complété leur œuvre sur la structure de l’organe phonateur. Au début de la période que nous étudions, on ose à peine affirmer l’existence d’une sorte d’épithélium indistinct. C’est Rheimer, puis Kôlliker qui indiquèrent les portions qui sont pavimenteuses, stratifiées et celles qui sont cylindiques. Les éléments lymphoïdes ne seront connus que beaucoup plus tard, vers 1873, grâce à Coyne.
Physiologie du larynx. — Les trois fonctions du larynx, c’est-à-dire défense contre les aliments lors de la déglutition, rôle respiratoire et rôle phonateur étaient encore bien mal interprétées à une époque déjà très rapprochée de la nôtre. Ainsi, pendant fort longtemps 2 , on. attribuait à la seule épiglotte le pouvoir d’empêcher l’envahissement des voies respiratoires par les liquides ou les solides en train de traverser le pharynx. Mais, vers 1813, Magendie montra que la glotte se resserrait à chaque mouvement de déglutition
1. Winslow et Albinus n’ont apporté que quelques perfectionnements de détail. Ils Ont eu surtout le mérite de mieux élucider le rôle dés muscles du larynx. Lieutaud est beaucoup trop simpliste.
2. C’était l’opinion des médecins de la période gréco-romaine, de Galien notamment.