‹ Les maîtres de l'heure: Maurice BarresChapitre 3 sur 45 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Quand, il y a quelque quinze ans, fai commencé cette enquête sur la génération littéraire de 1870, je prévoyais assurément que f aurais quelque jour à ranger M. Maurice Barrés parmi ceux que fai cru pouvoir appeler « les maîtres de l'heure » : son œuvre était déjà assez importante et assez significative pour que je n'eusse à cet égard aucune espèce d'hésitation. Pourtant je ne me pressai point. D'abord, et quoique l'auteur des Déracinés se rattachât assez naturellement au groupe d'écrivains dont f essayais d'écrire l'histoire morale, il était cependant l'un des tout derniers venus de ce groupe, puisqu'il a presque vingt ans de moins que M. Anatole France : il fallait le laisser se développer, évoluer tout à son aise, afin de n'être point tenté de cristalliser trop tôt la vivante matière de mon étude. D'autre part, f avais comme un vague pressentiment que le biographe

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