Vers les Temps meilleurs, 1. 1, p. G
M. ANATOLE FltAXCE. 209
l'fiutro, tous coiix qui, anVaiicliis dos vioillrs sorviliidcs, ne croient qu'à la Raison, à la Science, à la Solidarité huinaiiie. Ceci tuera cela, et ceci doit tuer cela. Pas de quartier à l'obscurantisme! « Citoyens, il faut finir ce que vous avez coninicncé, il faut achever la déconfiture des moines'. » Cela fait, une ère de progrès, de lumière, de joie, de concorde luira enfin pour 1 humanité. Plus de guerres, plus de contrainte, {)lus de frontières, plus de misères sociales; l'union féconde de tous les travailleurs fera régner la paix universelle. Ht voilà le nouvel Évangile.
Citoyennes et citoyens..., cest parce que les découvertes des grandes lois physicjues <pii régissent les mondes ont été IimUos, tardives, longtemps renfermées dans un petit nombre d intelligences, quune morale barbare, fondée sur une fausse inlerprètatum (les i)h/'n(miènes de la nature, a jtu s'imposer à la masse des hommes et les soumettre à des jtratujues imbéciles et cruelles.
Croyez-vous, par exemple, citoyens, que si les savants avaient ccmnu plus lot la vraie situation du globe terrestre... il eût été possible d'elTr.iyer des hommes en leur faisant croire qu'il y a sous terre un enfer et les diables? Cest la science t/ui nous affranchit de ces grossières inuujinatiotis et de ces vaines terreurs (fue certes rotis avez rejetées /o//i de uous. Kt ne voyez-vous pas que do l'étude de la nature vous tirerez une foule de conséquences morales ipii rendnmt votre pensée plus assurée et plus traïupiille? N'écoutons pas les prêtres (pii eiiseitinent que In
souffrance est excellente. C/est la joie (jui est bonne V vous
citoyens, h vous travailliMirs, de hausser vos esprits et vos cœurs, ol de vmis rendre capabb's, par l'étude et la réjlexion, de préparer l'arenir de la justice sociale et de la paix universelle*...,
Kt dire <pu', parmi ces « citoyennes et citoyens >». il no s'est levé personne pour h'ur crier «lu'on les trompait : que iu)tre scieufc n'est ipTignorance ; «pi"«dle n'est d'ailleui*s nccessihlc qu ;uik rares privilégiés de rinlellipfoncc; que, ffit-elle conq)lèfe et. comme ils disent, « intégrale », étant d'un aiilr»' (U'dre, elle m* peut cjudredire les enseignements des antiques dis«i|diues : que. n'«*tant capable do supprimer