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M. AXATOr.i: l'RAyCE. 2S1
Et ceci peut-être surtout :
Dans un ciel sans lune et sans nuées, la neige ardente des étoiles était suspendue en flocons tremblants^.
Soyons assurés que, si Flaubert avait pu lire cette dernière phrase, il en eût rugi d'admiration. Il aurait eu bien raison, le vieux Flaubert!
Ce n'est pas seulement le mérite de la forme qui fera vivre longtemps les meilleurs de ces contes; les idées que l'auteur y a exprimées ou insinuées n'y nuiront certainement pas. Non que ces idées soient toujours justes : ce sont celles qui forment le fond des trois volumes Vers les Temps meilleurs. Par exemple, dans les longues conversalions qui relient l'un à l'autre les deux contes du recueil intitulé Sur la Pierre blanche, enti-e une diatribe contre la Russie et une autre contre la politic|ue coloniale, nous api)renons que M. Jaurès et M. Ribot, « sont tous doux pacifiques », mais que « Jaurès l'est simplement », tandis que « M. Ribot l'est superbement », et « cjuil est temps pour la France de ^e résigner à la gloire que lui assurent l'exercice de l'esprit et l'usage de la laison "^ » : comme si cette gloire même, la France ne l'avait pas comiuise et défendue les armes }\ la main!... Mais les idées, même discutables, même fausses, valent mieMix en art (pie l'absence d'idées. Il arrive d'ailleurs au conteur, C(tmme dans le Christ de l'Océan^ de développer, sous une forme ingénieuse, une idée des plus heureuses, celle de l'humilité nécessaire du christianisme. Il est aussi fort intéressant et piijuant, (piand. dans les pages intitulées Par /«Por/^ de corne ou par la porte d'ivoire, M. {''rance nous e\|)oso son rêve d'une cité future, de l'entendre dire (ju'en cet heur(Mix temps triomphera l'union libre, que le mariage ne subsist<^ra plus «pie « chez les Cnfros »>, et que, « quoi qu'fn disent les CafreSj il faut subordonner la société à la nature el non, comme on l'a fait tr(»p l()nu'l«Mnps. la nature ;*» la