La Comédie après Molière, p
2. Contemporains, 4* série (L'Immortel de Daudet), p. 22G. — Cf. Opinions à répandre, p. 130 : « Je parlais de mille choses à mes élèves, et je crois avoir développé en eux la sensibililé eslhélique et le sens moral. »
Nous lisons ces paroles à la (in dim article fort sérieux d(^s Coiili'.mpornins sur l'ImmorUd dii Daudet'. Et voyez-vous IJrunrtiri'c ou M(>nlrij:ut, Nisard, Taine ou Saiute-Bouv»» iMi-uièuie tciiuiuanl un arliclc de rrilique par une conlidcnce de cette nature!
(^est que M. Jules Leniaître n'est pas un critique connue les autres. Mrine, à l'enleudnî — quelquefois — il ne serait pas un critique du tout. « Hélas! nous dira-t-il dans une pîi^'c souvent citcc, je suis si pou un critique que, lors- ([u'ini écrivain nie prend, je suis vraiment m lui tout enlicr; et, comme un autre me [irendra peiil-iUre tout autant, et au point d'elTaeer pres(pu? en moi l(»s iuqiressions ant»*rieures, comme d'ailleurs ces diverses impressions ne sont jamais de môme sorte, je ne saurais les comparer ni assurer (pie celle-ci est supérieure à celli-là'-. » — « La criticpie, ahl Dieu, que j'en suis las! » s'écricra-t-il ailleurs'. — VA ailleurs enfin :
Oli! n(^ |(liis jaiii.iis ouvrir un livre pour son plaisir! Et, (pianil on l'a fermé, ne pas avoir le droit do n'en rien penser (In tout! Ne plus lire une W'^ua sans être eondaniné à l'appréeier! Jiujcr, loiiJDura jniiri\ tiuellc horreur ! Si eneore eelto préoccupation n'était (pie douloureuse! Mais je crains (pTelle ne soit aussi funesl»» à l'esprit. Tandis (|u'on parcourt un livre nouveau avec le s(Uici de le déllnir et de \o classer, on n'en reçoit plus riuq)ression dircM'lo et toute najve, on ne lo voit plus tel tpi il est, et lo devoir <le juf^er fausso le ju^cMueul. — Alors, poiii«|iioi faites-vous d(» la criti(]ne? — F.li! ou lu» vont pas, on u'adniel pas (pie j(* fasse autnM'hose au UKUide. 11 faut Iden (pio je me résigne *.
Il (hI vrai cpi'à cù[ô de ces déclarati(Mis, on en trouve d'aulres fort dilTénMiles :