‹ Les maitres de l'heureChapitre 110 sur 122 · d., ihid., p · texte numérisé non relu

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M. Ai\ATOLE FllAyCL. 2'j:i

nisaient avec l'assaut de Paris... Elle agissait sur le conseil de SCS voix, et ses déterminations dépendaient du moindre bruit qui se faisait dans ses oreilles ^ » k Si les docteurs avaient vu, comme elle, à toute heure du jour, le ciel leur dégringoler sur la téte...^ » Et je passe sur bien d'autres inconvenances! Comprenez-vous maintenant pourquoi M. France, dans sa Préface, est si indulgent pour « les petits vers de la Pucelle » de Voltaire '? Et est-ce là vraiment ce qu'il appelait « ne pas paraître dans les affaires qu'on raconte », et, au tomi)S des Noces corintliiennes, « porter aux clioses saintes un respect sincère »?

Si ce n'étaient là que des fautes de tact et de goût, on les passerait volontiers à maître Jérôme Coignard. Mais elles sont le signe et la preuve d'un état d'esprit qui se traduit par des torts historiques infiniment plus graves. M. France appaitient à l'épijcpie, déjà bien lointaine, où Ton niait, sans même le discuter, le sflrnaturel, et où l'on expli(juait toutes choses en histoire par « les grandes pressions environnantes ». Comme il a négligé, sur tous ces points, de reviser les idées de sa jeunesse, il a cru faire merveille en apj)liquant à l'histoire de Jeanne d'Arc les théories qui avaient cours il y a un demi-sircle, et c'est, si je puis dire, à travers ce parti pris philosophique qu'il a lu les textes et regardé 1rs faits. Dés i8U0, il écrivait déjà à propos <!(' la Jeanne dWrc de Jules Harhier :

Je crois, pour ma part, que rien dans la vio de Jeanne d'Arc ne s(î (lénthe, en dernière analyse, à une inl«»rprélation rationnelle. Là, comme ailleurSy le miracle ne résiste pus à l'esameri attentif des faits. Le tort de ses biograplies est de trop isoler celle jeune lille, de l'enfermer dans une chapelle. Ils devraient, au contraire, la placer dans son groupe naturel, au milieu des

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