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AVEimSSBIKNT DE LA PRKMIKRK ÉDITION
J*arrôte ici, — au moins provisoirement, — TonquiMe que j'avais entreprise sur la génération littéraire tle
Cette emiuéte, je le sais, n'est pas complète. Mais les enijuétes de ce genre le sont-elles jamais? Il suTlit peut-être qu'elles ne soient pas trop incomplètes. J'aperçois, certes, parmi nos aînés, plusieurs écrivains qui, à des titres divers, auraient mérité eux aussi de ligurer au nombre des « maîtres de l'heure » ; mais (piehjues-uns d'entre eux peuvent évoluer encore : aussi l)ien. aije ^'ardé le secret espoir et le ferme désir do les étudier tous de mon mieux (pielque jour.
Seulement, on peut mourir! Ht il est toujours rejj^rottal>le de laisser derrière soi inachevé un livre, même modtîsto, nu(|uel on rêve depuis de longues années, où l'on a Iftché d'exprimer quelques idées aux(|uelles on lirtil, cl ijuc «l'aulres, si elles sont justes, feront fruotilirr jijirès nous. D'aulrc pari, il m'a semldé t|ue, telle ipi (llr (vsl aujourd'Inii. mon t'iuiuélr avait porté sur «les personnalités assez représentatives. »|u'ello ahoutissail h des résultats as.»*e/. généraux et assez assurés, pour (pi'ou put. sans trop d'arbitraire, essayer, d'orrs et déjh, de dégager les conclusions qu'elle comptute. \\i
J V// A VANT-PR OPOS.
tableau d'ensemble que j'ai, dans mon dernier chapitre, tracé d'une génération qu'ont diversement illustrée un Anatole France et un Rod, un Jules Lemaître et un Bourget, un Vogué et un Faguet, un Brunetière et un Loti, il est possible que certaines nuances fassent un peu défaut : je serais étonné pourtant que mes études ultérieures m'amenassent à en modifier les lignes essentielles.
Et il va sans dire que je n'ai pas eu la prétention, en ces deux volumes, de mesurer l'effort total d'une génération, qui, si elle n'a peut-être pas été très heureuse, a du moins beaucoup travaillé, dans les ordres les plus divers, pour réparer les ruines que lui ont léguées ses devancières. Mon enquête, de propos très délibéré, a été purement littéraire. N'ayant sur les autres questions que des « clartés », j'ai tenu à ne pas dépasser les justes limites de ma compétence. Mais s'occuper de littérature n'est pas tout réduire à la littérature; et je crois bien que je me mépriserais un peu moi-même, si j'étais tenté de faire de la littérature le tout de l'homme. La littérature est une partie importante de la vie nationale : ce n'en est pas la seule, — il y avait une France avant qu'il n'y eût une littérature française; — ce n'en est pas surtout la plus importante. Elle n'est même pas toute la vie intellectuelle : elle n'en est qu'une province, comme la philosophie, l'art ou la science. Et la vie intellectuelle elle-même n'est pas toute la vie française, puisqu'elle ne saurait se confondre avec la vie morale, la vie religieuse, la vie économique, la vie politique ou sociale du pays. Une enquête complète sur la génération de 1870 devrait interroger les principaux représentants de ces divers genres d'activité. Je ne l'ai pas fait, je ne pouvais songer à le faire;
A VAyT-PUOPOS. IX
mais je souhaiterais vivomenl «{ue d'aulros le fissent. J'espère bien, encore une fois, n'entre pas de ceux <pii ramènent tout à une feuille de papier imprimé, et je sais que le livre est bien pou de clKt»;»' «mi ('(tinp.Mr.n^nn de la vie.
Mais le livre ^st quelque chose cependant, précisément parce cpiMl reflète et, parfois, inspire la vie; et, si je ne m'abuse, une enquête même purement littéraire pourra ne p;is éti'i^ iiuilile ù ceux qui voudront bien connaître la France d'aujourd'hui. T.ar. dabord, la littérature, de notre temps surlout. touche à tant de choses, qu'on peut diie ([ue la vie sociale tout entière vient s'y réfléchir conmie dans le plus limpi<le et le plus (idèle des miroirs. Ouel est celui de nos écrivains (|ui n'a, par exemple, sur la nature, l'objet, les exii^'ences de la loi morale, ou sur la bonne orJ,^anisation de la société, des idées plus ou moins personnelles, et ces idées, (|u«d est celui d'entre eux (jui s'intenlit «h' les Iraduiic <ni <\v les insinuer dans sou (cuvic? I)';nili»' p;nl. I;i littérature a, sur tous les autres modes d<» l'activité sociale, cette supériorité de poifci*. pour ainsi dii'c. avec A\y> ses moyens d'expression. 11 suit de \\ que Ton ne saurait se tenir au courant du mouvemiMit littérair»» contemporain sans être en même tcnq>s rcnscii^né sur l'état «les mœurs et des idées, des institutions et des Ames à notre épo<iuo. Ne cherchons pas A dire autrement ce (|u'on a déjA admiral)lement dil. I)c nos jours, plus (juo jamais, <'l sans d'ailb'urs cessrr d'êlr»» elle-même, >* la littérature est ICxpression dr la société »> ; <*t l'on peut concevoir nue critique <jui. d<' l'ensenddc «l'une leuvre lill^rair«\ saurait déj^apM* non siMilement la »« psvch^)lo^ie » d'un hounuc. mais même la <* j)sycholoj^ie » d'uno ép(»(|uo entière.
X AVAXT-PROPOS.
Je n'ose me flaller d'avoir, dans les pages qui vont suivre, réalisé pleinement ce genre de critique, dont je ne suis pas, on le sait assez, Tinventeur. Mais si mes observations, mes recherches et surtout mes conclusions débordent à chaque instant la pure littérature, j'espère que, loin de m'en vouloir, on m'en saura quelque gré. Je serais heureux que ces conclusions, quelques correctifs qu'elles puissent appeler dans la suite, fussent jugées dignes de quelque attention par ceux qui s'intéressent à l'histoire morale de la France contemporaine.
Victor Giraud.
Versailles, décembre 1913.
M. JULES LEMAITRË
Ma source, humble et jolie, A tout, mélancolie.
Caprice, éclat, beauté.
Grâce et bonté.
(Le liu. Les Médaillons, éJ. originalo. p. 05.)
UNE verve endiabli^e, très surveillée peut-être, mais étourdissonle; un style exquis, ailé, tout pétri d'esprit de fiuesse, et qui sauve, par son air de parlait naturel, par la grAce souveraine dont il ne se départ jamais, ses plus vives familiarités, et jusqu'à ses pires audaces; une pensée très ferme sous ses dehors de souple nonelialance, mais incroyablemeul « subtih;, engageante et hardie », u ondoyante et diverse » comme la vie elle-même, et capable de prendre tous les tons, de se prêter à toutes les formes de l'art; un tour d'esprit si français qud semble «|u'on ne puisse le goAtor pleinement (pie chez nous; un charme singulier, fait d'irigénuilé et «l'ironie, d'irrévérence et de modestie, de clairvoyance et de fantaisie, d'indulgence et de mali«e, d'émotion r[ de dnMerie, de gaminerie même : voilà «pielques-uns des dons «pii. dès ravènemenl de M. Jules Lemallre î\ la vie litt/'raire, onl surpris, scandalisé que!(pierois, niais surtout enclianl»'*, séduit, ensorcelé ses conlem|mrains.... Nous vous rappelez c«» que Sninl-Simon disait de l'eiielon : « Une physionomie telle (pie je n'en ni pas vu «pii y ressemblât, et cpii ne so pouvait oublier quand ou ne l'aurait vue qu'une fois Mlle rassemblait tout, et les coiilraircs ne s'y combaltuionl point. I',ll«> a»ail
de la gravité et de la galanterie, du sérieux et de la gaîté.... Ce qui y surnageait, ainsi que dans toute sa personne, c'était la finesse, l'esprit, les grâces... Il fallait faire effort pour cesser de la regarder. »
Le 10 janvier 1885, il paraissait, dans la Revue Bleue, un article intitulé : Professeurs au Collège de France : M. Ernest Renan. Ah ! le joli, l'étincelant, le fringant et piaffant article, et comme l'on comprend encore, en le relisant aujourd'hui, qu'il ait fait alors le tour de Paris, et qu'il ait, du jour au lendemain, rendu son auteur célèbre! « Avec une insolence de page, une logique fuyante de femme et de jolies pichenettes à l'adresse^ » de son héros, avec une candeur pins malicieuse encore qu'ingénue, avec un mélange bien savoureux de franchise et de rouerie, avec une verve çà et là un peu caricaturale, mais pleine d'imprévu et de vie jaillissante, le jeune écrivain nous traçait un portrait en pied de Renan; il le surprenait dans l'amusant déshabillé de son cours du Collège de France; il essayait de saisir, sur ce large visage épanoui qu'il nous a si drôlement décrit, le secret de son imperturbable gaîté; chemin faisant, et sans avoir l'air d'y toucher, il disait au maître ironiste plus d'une vérité un peu dure. Et il y avait dans tout cela tant d'esprit, et tant de talent, un style si alerte et si pimpant, et, sous la grâce du sourire, un si lumineux bon sens, une intelligence si déliée, si fine et si ouvei'te, bref, une originalité si vive et si charmante, que ce fut un émerveillement. On ne disait pas : « Avez-vous lu Baruch? » mais : « Avezvous lu Jules Lemaître? »
Et comme il n'y a que le succès qui réussisse, le nouveau venu n'allait pas tarder à recevoir la consécration suprême.
1. Ce sont les expressions mêmes de M, Jules Lemaître pour caractériser l'altitude de Renan à l'égard de Dieu [Contemporains, t. 1, p. 205).
M. JVLES LEMAITIŒ. 5
L'auteur de la Vie de Jésus s'était senti touché [)Ujs fortement qu'il ne le voulut i)ien dire. Lui, si dédaigneux d'ordinaire i\ légord de la littérature contemporaine, il crut devoir répondre. Ce l'ut quelques mois après, dans un «discours prononcé à Ouiniper : « Un critique, disait-il, me soutenait dernièi*eiuent que ma philosophie m'oldigeait à étr(^ toujours éploré. Il me reprochait comme une hypocrisie ma bonne humeur, dont il ne voyait pas les vraies causes. Eh bien! je vais vous les dire.... Je suis gai, parce que je suis sûr d'avoir fait en ma vie une bonne action, j'en suis sûr. Je n(^ demanderais pour récompense que de recommencer. »> Renan, on le sait, n'était point modeste; il avait, — qui sait? il affectait peut-être, — une sécurité dans l'incroyance où il entrait, avec beaucoup d'orgueil, une réelle naïveté, et peut-être aussi une certaine pauvreté de vie intérieure. Mais il avait été picjué au vif. INuir ses dél)uts dans les Lettres, .M. Jules Lemaître avait eu la gloire de troubler la sérénité d'.Vlhih '.
J'ai tort de dire : pour ses débuts. On croit généralement que l'article sur Renan a été le coup d'essai de M Jules Lemaître, et l'on étonnerait bien des gens si on leur disait fpie l'auteur de ces pages mémorables avait déjà derrière lui une dizaine d'années d' « écriture ». Ne parlons pas de ses premiers articles dans le A/A' Siccle d'Lilmond Aboul. Mais depuis plus de cin(| ans il collaborait à la Rcrnc lilmc, et il y avait d«'j.^ publié une vingtaine d'articles, dont il n'a pas recueilli la moitié en volume. Mieux encon*, il avait soultMiu et publié ses thèses. I£t enlin, et surtout, il avait signé de son nom deux recueils de vers «pii ne sont point négligeables. Mais luihrnt sunfatn.... On écrit durant dr louL'uos aum'-rs des îirlicles, «les livres qui en valent birn d'autres, et qui. on ne sait trop pourquoi, passent inaperçus. Puis, un beau jour. <pielques pages, auxquelles on u'allacln» pas soi-même gran<le inq>orlance, frappent
1. Sur les rapports de M. Jules Lemaître avec Hennn à projH>« de cet nrliric. ««l (W'puis ci't nrlifU'. Vi>\r/ Jules Lemaître, .M<*i Souvrnin litvue hebdomadaire du 1" février Ittl3).
GiHAun. — Los Muliros do l'Ilruro. IL — 2
Tat lent ion du public : il vous découvre, il vous adopte, il vous baptise : vous n'existez pour lui que du jour où il vous a rencontré chez son libraire; en vain vous lui faites observer en souriant que voilà longtemps que vous travaillez pour lui plaire; il ne vous entend pas, il refuse de vous croire, et si, par hasard, il découvre dans votre passé quelques productions qui soient de son goût, il les postdate sans vergogne; il veut que vous n'ayez eu du talent que de la minute exacte où il vous en a reconnu. Laissez-le dire et laissez-vous faire : c'est lui au fond, n'en doutez point, qui a raison.
D'où venait-il donc, et quel était-il. ce nouveau venu qui osait ainsi railler le maître de l'heure, et qui poussait l'audace jusqu'à déployer infiniment d'esprit à ses dépens? Chose assez curieuse, ce « provincial fraîchement débarqué de sa province » qui priait les Parisiens d'excuser son « ignorance » et sa « naïveté » n'était pas sans ressembler à Renan par son tour d'esprit et par plusieurs traits de sa destinée. <( Je ne suis pas un homme de lettres, disait ce dernier, je suis un homme du peuple; je suis l'aboutissant de longues files obscures de paysans et de marins. » Remplacez : marins par terriens, et soyez sûrs que M. Jules Lemaître s'approprierait volontiers ces lignes. « Je suis du peuple * », nous dira-t-il lui-même un jour. Il faut, pour être complet, s'empresser d'ajouter qu'il est un rural. Né en 1853 à Vennecy. dans un village du Loiret, par toutes ses hérédités lointaines il appartient à cette forte race aimable et sensée, patiente et un peu narquoise, ennemie des folles équipées et des imaginations aventureuses, fermement attachée au coin du sol qui l'a vue naître, et qui parle d'instinct un si joli français.
Les bonnes gens de chez nous
Ont f)eu de science, Mais de Tesprii pres(iue tous
Et de la vaillance.
l. Théories et Impressions, p. l.
Ici plus d'un travailleur, Vrai Gaulois, garde en s»a (leur Le bon sens libre ol railleur De la vieille F'rance >.
Il y a, vous pouvez l'en croire, en M. Jules Lemaître, un fond de vigneron toui'ani,^eau ; et c'est pour cela, j'imagine, qu'il s'est, à tout prendre, montré plus indulgent à Rousseau qu'à Chateaubriand. Aussi, comme il l'aime, sa « petite patrie », condition et fondement de la grande ^I Avec quelle joie il y retourne cha(iue année, pour « de longs séjours »! Comme il s'y retrouve bien chez lui! Comme il s'y purifie, s'y repose et s'y « apaise »! Comme il est heureux d'avoir <( un village à soi », de se sentir « presque invulnérable derrière ses peupliers »! « Le peu (pie j'ai de sagesse, de douceur d'ilme et de modération, je h» dois à ceci, qu'avant d'être un homme de lettres (hélas!) qui exerce son métier à Paris, je suis un paysan qui a son c/oc/ier, sa maison et sa prairie^. » Observez-le, une autre fois,
1. Les Mt^iliiillons : Mon jxiys, «'dition orifrinalo, ISSO, LiMiierro, p. 88. — La pi(MM» porte en sous-titre : Meis: la di''dicace a disparu des éditions actuelles {l^otKfies de JulfS Lfinaitrt', Lenierre, petit in-IS, p. 0\)-70. i'.[. dans le livre sur la Coinédù' après MoUtTc {p. ll>i). un développement très senti sur le paysan.
2. • Je ret'onunande le livre (une Histoire df Grenobli') h tous reux qui croient que de bien connaître les petites patries, cela fait enc<»n> mieux aimer la grande. • {lirviir Ulriie {\[\ 2i novembre ISSS.)
'.\. CoiitrmiiDntins, t. \', p. ■jr>2-2r»;{. — Pans son premn'r • billet du matin » (non recueilli en volume), il disait dejt\ : • Voyo«-voU8, c'est un |)eu court, l'esprit d'ui» boulevardier du btuilevard. Il est excellent (l'avoir un clocber. (juand je retourne ù la campagne, et que, d(» la voilure qui est venue me prendre à la stnti(M), je vois pointer, dans le lointain, mon clorht'r i) nvd, cria ni'ntti'ndnl; il nie semble que je rentre doucement dans la vie plus saine et plus vraie, et que, «lans ce refuge où m'attendent des j\m«'s siniples et lM»nnes, je juge d'ur» esprit plus lucide le numde factice que j'ai quilli'>.... Or. les Parisiens de Paris n'ont point di' clocber. Ln Madeleine en est tot«lemcnl dépourvue; les clocbers de Saint-.\uguslin et de laTruiilê ne sont pas des cbicliers... et jamais Parisien de quinze ans n'a eu l'idée d'«Mrir<» sur eux des vers elégiaques. V,vs malbeureux n'ont pitinl, connue nous, une petite patrie dans In grande, car Paris n'e:it pas un • pays ». ( 7Vmi/».s du 24 avril 1889.)
^ LES MAÎTRES DE VlIEVRE.
lisant Loti « serré contre la terre maternelle * )> : et voyezvous le geste instinctif du « terrien » qui a peu de goût pour l'exotisme, et qui s'attache d'autant plus étroitement à la terre natale, comme pour y chercher abri et refuge?
La campagne de chez nous
A le charme intime.
Point de paysages fous,
Point d'horreur sublime :
Mais des prés moelleux aux pieds; Petits bois, petits sentiers Et des rangs de peupliers
Dont tremble la cime.
La nostalgie de cet aimable paysage le poursuivra partout. Si par hasard il va vivre quelque temps « en Alger )), « sous le blanc soleil qui rend fou », il rêvera invinciblement d'une nature plus douce et plus humaine, celle précisément sur laquelle se sont ouverts ses regards d'enfant :
Oh! sous la lumière sereine,
Oh! dans les demi-jours soyeux.
Le vert tendre de la Touraine,
Doux et rafraîchissant aux yeux! 2...
Personne, — non pas même Ronsard et du Bellay, — n'a célébré, disons mieux : n'a chanté en termes plus émus la grâce un peu molle de cette nature, terra molle e lieia e dileltosa, disait le Tasse 3, l'azur clément de son ciel, et
1. Contemporains, t. III, p. 91. — Et voyez Contemporains, t. IV, p. 295-300, l'article où il proteste contre le cosmopolitisme de M. Bourget, et où, après nous avoir conté si drôlement les mésaventures de son unique voyage, il nous explique pourquoi son « incuriosité de paysan » le satisfait, et pourquoi il ne voyage plus.