Impressions de théâtre, V série, p
M. JULES LEMAITHE. U7
années d'études classiques et un incurable besoin de clarté dans le discours, je suis trop mal préparc pour entendre leur évanj^'ile'. » Au fond, tout au fond, coninic déjà Sninlc-licuve, M. Jules Leinaîlre, n'en doutez pas, est un classique. Pai- ses qualités, par ses timidités peut-être aussi, son goût est celui dun homme que, vers dix ou douze ans, Bolleau « éblouissait », qui, depuis, a contiriué à Taimer^, et qui, à Shakespeare préfère décidément Racine*.
Sa pensée politique est, sinon plus confuse, tout au moins, — jusque vers 1898,— plus difficile à préciser. A nous en tenir uniquement à ses déchirations d'alors, ou plutôt aux aveux qu'il laisse échap[)er çà et là, on entrevoit, dans cet écrivain qui est du peuple, qui ne fréquente guère et qui n'aime pas le (c monde », cpii est aussi peu « snob » et aristocrate qu'il est possible de létre, quelque chose comme un répul)licain de plus en plus désabusé. « J'étais à quatorze ans, nous dit-il, un enfant doux et pieux, mais résolument jacobin et terroriste*. » Plus tard, il nous dira bien de la Hévolution (lu'elle est une « œuvre bonne », mais il ajoute (ju' <« il est trop tard du reste pour en douter'^ », ce qui n'implique pas une foi bien fervente. Kt s'il nous conlie qu'il a « touj«Mn's été aussi anti-b'oulangiste que possibh'" », il a, en revanche, sur « nos politi-