‹ Les maitres de l'heureChapitre 23 sur 122 · O)ntemporains, 5* séri««. p · texte numérisé non relu

O)ntemporains, 5* séri««. p

5. /./.. !'• série (/c AVo-//./Mn:jmf), p. 152, 0. Id., 5* série, p :\\^K 312

ciens », « race médiocre, vaniteuse et déplaisante * », sur ce les beautés de notre régime parlementaire ^ », sur la politique, « la vraie maladie d'à présent », car « elle envahit tout, elle attriste tout, elle est en train de gâter le génie de notre race^ », des mots qui eussent semblé singulièrement hétérodoxes dans les couloirs de ce qu'il appelle irrévérencieusement « les Folies-Bourbon ». Nul doute qu'il ne se soit peint lui-même sous les traits de r « ami » qu'il met en scène, dès 1885^ dans un article qu'il n'a pas recueilli en volume, et sur lequel nous reviendrons; cet ami « qui n'est ni impérialiste, ni royaliste, mais qui est tout de môme un peu réactionnaire et pessimiste à sa façon » est déjà d'avis que « la République a fait banqueroute à bien des espérances », et il développe copieusement cette thèse ^. L'article n'a pas dû beaucoup plaire dans le monde officiel.

Il serait, ce me semble, un peu prématuré dinterroger dès maintenant avec quelque détail M. Jules Lemaître sur son credo métaphysique, religieux et moral. Non pas, certes, que la matière soit peu abondante; mais, sauf dans le cas d'une crise intérieure, c'est par son œuvre tout entière qu'un écrivain répond à ces sortes de questions, bien plutôt que par telle portion particulière de son oeuvre; et il nous reste, en plus d'un genre, plus d'un ouvrage de l'auteur des Contemporains à examiner, avant de

1. Débats du 9 novembre 1885 [non recueilli en volume]. — Ce jugement est d'autant plus caracléristi(|ue que, dans ce même article (sur l'interdiction de Germinal), M. Jules Lemaître blâme Zola, et la « turbulence de ses colères » et « le profond mépris de l'écrivain pour rbomme qui fait de la politique ». « Je n'ajouterai pas, écrit-il, que ce dédain, en délournant des affaires publiques les plus riches intelligences, pourrait devenir préjudiciable au pays, et qu'il est inquiétant de le voir se propager déjà parmi ceux qui tiennent une plume. »

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