‹ Les maîtres de l'histoire: Renan, Taine, MicheletChapitre 2 sur 44 · CHARLES DE POMAIROLS · texte numérisé non relu

CHARLES DE POMAIROLS

Mon cher ami,

fat tenu à inscrire ton nom en tête de ce volume.

Les études qui le composent ont trouvé chez toi, lors-

qu'elles ont paru séparément dans divers recueils

périodiques, une sympathie qui a été pour moi le plus

précieux des encouragements. Ton goût littéraire si

délicat et ton sens moral si droit me garantissaient

que je ne m'étais pas trompé en donnant à ces essais

sur des écrivains que fai personnellement connus,

que f ai admirés et aimés, non la forme d'une analyse

critique de leur couvre aboutissant à Papprobation

ou à la réfutation de leurs doctrines, mais celle

dessais biographiques où fai cheixhé à démêler les

n DéDIGACB.

rapports qm existent entre leurs écrits et leur vte, la nature de leur influence^ les idées et les sentiments qui les ont inspirés.

Quelques personnes se sont étonnées que faie pu parler avec une sympathie presque égale dC écrivains aussi dissemblables que le furetit Michelet^ Renan et Taine; et que faie mêlé si peu de criliqucii à V exposé que fai fait de leurs idées. Elles auraient aimé me voir indiquer les points sur lesquels je me sépare d'eux et les motifs de mon dissentiment Je n'ai point pensé qu'il importât beaucoup au public de connaître mon sentiment personnel sur les questions religieuses, philosophiques et historiques que Taine, Renan et Michelet cnt abordées et résolues chacun à sa manière. Si je eroytis devoir le dire, je le ferais directement, et non sous fojmw de réfutation des idées d^avtrui. Je crois d'autre part avoir suffisamment indiqué, bien qu'avec discrétion, les points sur lesquels ces grands esprits Die paraissent avoir donné prise à la critique. Je n'ai point caché le tort qu'une sensibilité et une imagination trop vives ont fait chez Michelet à la critiqne de l historien et à l'observation raisonnée du savant; la fart de responsabilité qui lui revient dans ce culte aveugle de la Révolution française dont nous avons si longtemps souffert; l'influence troublante que les

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