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LA SOUPLE ET LE BOEUF

Portraits-Charge

Caillaux, MinisliT des Finances

Vallon. Io Porc ilc 1,1 Consliliilion

Miai-WÉLO DE TINTES.

Nos iirlisics crlèbros sollicilenl la Renommée, pour nvoir leur buste sur le socle qui altend son grand homme.

LÉON DONNAT CAROLUS DUlîAN IIENNEIl LUC-OLIVlEli MERSON — PUECII

nUMHERT BOUCHER BENJAMIN CONSTANT — LECOUTEI'X

PORTltAlT d'eNFAîST.

Job intime

Joh r?l, l'Êdouanl Détaille des publications illusiroes. Cdinnir raulrui- riii Rpvr. il est. très hniilnn ilr guêtres, r'est-à-dire que ses soldais de ri jii|iire soni d'une ripoiu-euse eNaelitiide; qu'il n'oniel. aucun délail de l■^^lunll■, i|U il n'oiddie. en un mol, le nioindi'c petit Ijouton de i^uèlri'.

Spécialiste d'histoiro inililaire-, de légendes napuléonienucs, il passe, à jnsie lili-c. poiii' l'un des Maili'cs du genre.

En l'euillelani son '■ Alliun rartillcur de la coiuerlui'e :

rArnii''e ! »

l,a silhouel I !■ lie A'apnléon Joli nous inoni re celle du l'et

'' on n'a pas envie de crier comme « M\c l'Empereurl », mais « Vive

Il ouvre l'Alhum cl, de suite apré-, (Caporal dans Nnjinh'nn cl le-< Fru!- /lies. deiiN pages (riine line iroide, cl dans L^i l'i'isr où sont spiri liiellcmenl étinlii'-rs les allihidcs du grand emiiereur.

Comme moi'eeau\ lii' rcsislaiice, le dessinateur nous oITic : f.c Cniiii tir l'dimir vi''i-ilaldc lalili'au de genre; La Charge, d'un mouvement endiablé, el i.r Drjilr n iirès rejxculion, d'une grande tristesse mais de large inlerprélalion.

Ainsi ipi'ou pcul le \oii'. par son portrait, Irès ressemblant, ,Iob léest pas, comme on pourrait le croire, un vieux de la vieille. Il n'a pas servi dans la garde impériale, mais au 77' de ligne d'abord, ensuite au i' cuirassiers.

Ceci me l'cnad en nir'moirc mi ilessin fort drôle J'eprésentant un ih'agon n'en linis<anl pln^. cunver--anl avec sa payse : — El Ion cousin Ugéne, ipioi qu il dc\ienl:'

Lors le ilragon,a\ee uin.- moue dédaigneuse : — 11 a mal tourni-, s'est engagé ilans l'iid'anterie !

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Oialilc!.

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oni^c. ail .. se (lit-il en s'assc jiasscnl.... lou-

Job, qui s'appelait alors do Bréville par la bonne raison que c'est son véritable nom, faisait son année dans la ligne lorsqu'il songea sansdoule que pour un filsde famille il avail mal tourné, comme le cousin l'gùne, etque, seule, la cavaleiie lui convenait.

Il n'hésila pas huit jours et s'engagea pour cinq ans aux cuirassiers.

Ce fut, parait-il, un joyeux cavalier cl les anecdotes ne manquent poini sur son conqile.

Kn garnison l'i Lyon, désirant alli'r, dnrani le.

carnaval, an bal des ('•lu-

dianls, il avail loué , iiiii— m \m

superbe coslunK' de l'ierrol qu'il endossa en la chambre i du malin pour lui ouvrir la poii après, la caserne.

L'cspril alors Iranipiille, notre Pierrot passe une soirée îles plus liid jour, à l'cgagncr le domicile amical. 11 frappe... personn<' ne répond, sevani niélancolicpienicnl sur une marche de l'escalier... allcndon jours pas le moindre ami.

— Je ne jmis cepcndani pas rcntrci- au qnarliei' dans cet accouirenieni, monologue Pierrot e UHMue, cl cepenilani, si je ne suis pas là au réveil, je n'y coupe pas de (|niMzc jours de prison...

.\dvicnnc que pouri',-i 1... et il se dirige au quartier de cavalerie où il est reçu parla senlimdl s'écrie en le voyant : — Venx-t\i bien me f... le cauq) !

11 parlemenli; alors, explique qu'il est sous-ofOcier, qu'il revient du bal, lonle son hJsloire, cl fiu.'ilemcnt obtient du soldat qu'il aille chercher le maréchal des logis de garde, (pii. lrou\aiit la siliudion amusante, le laisse passer.

Une fois dans sa chambre, il se déshabille, se couche el dori si profondémeni qu'il n'entend pas venirson capilaiiie, lequel d'ailleurs contemple stupéfait son sous-officier qui ronfle, ayant étalé surson lil un h;d)il de Pierrot !

11 n'a jamais compris, ce brave capitaine, par quelles suites de circonstances ce eosliime avait pu

s'échouer sur ce lit de sous-officiei' ! et ce n'est pas de Bréville qui lui en a fourni l'explical ion.

C'est à ce même cuirassiers qu<' Job débuta dans les croquis militaires et il lui en coiita cher parfois. Invité par ses amis à illustrer un menu pour un dîner intime, il eut la fâcheuse idée de représenler

son lieutenant, propriétaire de pjeds énormes. Dans le croquis, lesdils pieds du lieulenant commencaienl au recto jionr finir au versodii menu.

eul-il indiscrétion?... mais le lendemain, an manège, ledit lienlemuit aux pieds l'uioi-mes, qui élail de service, ne cessa de s'acharner après le cavalier de Bréville. — Les talons en dehors, vociférait-il!... vous n'avez peut-être pas les pieds assez grands pour vos étriers!... On vous prendra mesure à la salle de police. » Et tout en " pilant du poivre " le cavaliei' de Bréville murmurait à part lui : Il a .■ i le menu, le bougre, il se venge !

Mais que lointaines sont ces aventures! De Bréville, devenu Job, est aujourd'hui marié. Que dis-je ? père de trois charmants bambins dont le second, l'héritier du nom, fait déjà l'exercice sous le haut commandement d'Ardelin, le modèle ordinaire de Papa.

Un vrai grognard, cet Ardelin, ayant l'ail l.i campagne d'Italie et resté soldat toujours... dans les ateliers.

Il a servi de modèle aux. peintres Neuville, Détaille, Leblanl.

Enirez chez Job et vous verrez un viiuix — ~ ~ grenadier penché sur son fusil. C'est .Vrdelin

qui pose.

Quand Job villégiature, il emmène le fidèle CROQUIS n'.ïLbi.M. Ardelin.

CUOQI IS D AT liUM.

L'Album

NAPOLKO.N r,T SES <:[{EN.\l)l liUS.

I);iiis Ir [iiiys, (|ii;iii(J il [losse, on se [ujusse le coude : — C'esl Ai ilelici, le modèle de M. de lîrévdle. Un bel honune loul de même que eel Ardeiiu !

Or. Ardeliii, courbé par ràtje, esl pliitùl pelil de (aille. La Icle (Mun'nie. pas eu jiroportion avec le corps.

Seulenu-nl. il esl le modèle de ^L tU' Iti'évillel ()r uu modèle piiui' ces bi'a\es i^eus c'est (•<• «pii doil èire la perfeclion!

El voilà pour([uoi Ardelin esl considéré comme un bel liommc. N'est-ce pas charmant?

\"ous dirai-je encore que Job esl le plus aimable des dessinateurs, ([ue c'est un travailleur infalii;able et iiu'il a beaucoup de

Mais alors, il va rougir connue sa Ijnuli

Ll.CUv.N- PlECH.

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