FERDINAND BAC
L'cmploYt' ne savait où inollii" les pieds pour éviler Telle fut ma première enirevue avec le grand édileur.
J'hi liàle d'ajouler que nous eûmes plus lard ensemble d'excellentes relations.
Mon taux frère ne fut pas découragé pour si peu : « Allons à L'AH et à la Mode, me dit-il succès et plaçai des dessins.
linfin, chez l'éditeur Decaux, qui avait l'art de découvrir les talents et de lancer les jeunes. Decaux publiait alors La Cai-irah/re, dont Robida était le rédacleui' en chef. Je fus très encouragé, si bien i|u"an bout de forl peu de ,^ temps je me lis des mois très eoqliets.
J'étais lancé cl ou ne peut plus heureux. Ouaiul à mon faux frèn' il exultait et ne cessait d(^ répéli'r ; « Eh bien?... qu'est-ce que je vous disais?... l'a\ais-jc on non le llair ! »
Le phis anuisani, c'est ipTun au plus tard, mon l'aux frèi'c t'daul relourm'' dans son |iays, je l'oubliai si coniplètemcnl qu'une t'ois un l'-dilcur me demandant : « A propos, et voli-c frèi'e. on ne le voit plus! « .le r(''pliquai, sans rétléchir : « Ouel frère?... mais je n'ai jamais eu i\r frère!... » El je "-lus cmiter celle liistoire.
Donc, grAce au ('aux pIiannai'icM et fau\ frèi'C. jc i[udlai le Droii pour m'adonner iinx j{Hu-Mau\ ilhisli'i'"^. mais je ne sawiis encore (pielle voie sui\ re, ipnd genre adopt(n'.
(!e l'ut ,\rsène lloussaye qui me l'indiqua.
L'aul(un- des Gr/nule.^ D'iiiir^. ampud j'eus l'honneur d'èire lui jour |ir nU' demanda de bleu \"onlnir illustrei' ce li\ i'(' <•! nrin\"ita à le \"enii- \dir je le \oudrai.
Je n'y manciuai )ias eomnn' bien vous piMiNez et eliangi'ai du jour an main eomplèlcmi'nl de milieu.
J'assistai à toutes les fameuses redoutes (|ni lirod si gi'and bruil il me fut donné de voir toutes les jolies feinnn's de l'époque.
« Le voilà, votre genre, me dit Arsène lloussaye avec le(|uel j'èlais devenu très intime ; la grande dame! «
Et, en <'ffet. la feun le li.-ie. rr n'e^t in la g)'iselte. ni la Parisienne an
nniiois frip(ai, an nez retroussé. an\ yeux pro\oeants, mais la njoudaine (lui
votre budgel de quelques liillels de cent francs. Faut être pratique dans la vie...
Mais, lui répondis-je, c'esl Irès gentil ce que vous dites là, seulement j(^
ne connais personne dans les journaux et. ([uand même, je n'oserai jamais aller présente]- mes croquis.
— Qu'à cela ne tienne! Gomme j'ai beaucoup de loisirs, je vous accompagnerai partout et, puisque vous 6les à ce point timide, c'est moi qui parlerai, je m'en charge !... je dirai même que je suis votre frère ! •
Or, à cette époque, je paraissais encore plus grand qu'aujourd'hui élani plus maigre, et mon voisin m'arrivait à peine à la laille.
De plus, j'étais très blond et lui Irès bi un.
On ne pouvait rêver deux frèi es plus dissemblables !
Le lendemain de celle conversation, il vint me trouver, mil Ions mes dessins dans un carlon... « Et maiatenanl, en route! s'écria-t-il.
— Mais... oii allons-nous, fis-je très perplexe.
— Ohez Hachette, d'abord.... Après nous verrons....
Nous fûmes donc chez Hachette.... Je m'en souviendrai toujours.
Après une bonne petite heure d'attente, on nous fit pénétrer dans le cabinet de l'édilenr qui, penché sur sa table, écrivait.
Mon faux frère, puisque faux frère il y avait, se mit à parler sans même attendre d'y être invité et, tout en expliquant le but de notre visite étalait sur le bureau mes dessins.
Soudain, l'édilenr levani la tèle : . Vous désirez, monsieur?...
Ce sont des dessins, repril mon faux frère, des dessins que....
Mais je n'ai pas besoin de dessins, dit Hachette; de plus, je suis trop
occupé — "
A ce moment, un emiiloyé ouvrit la porte, nn courant d'air se produisit, et mes pauvres dessins se mirent à voltiger dans toute la pièce, marcher sur mes feuilles que mon faux frère, à quatre pattes, ramassait.
chaud! chaud! » Là, nous eûmes plus de
-l'nté, inan.l
l'I OÙ
I.'omijie (le Richelieu juslemenl iiuli^nû de \oiv que dans ^ou Hlev;int liùLel de la Place Roynie, où il médiLaiL sur la grandeur l;i l'rancc. Bac y f'abriiiue niaintenauL des peliLes grues....
I1.-1I1S rr „„,„éro de l/AI/,,,,,,. line a payr s„„ |,.i|,„| , l ailnral,!,. srxr ,.„ de iiomiMvusrs pages, mais suHoi.l dans L„ \Wl„ ,lr.lui,j„.n,i le. prévenu ,1c r.Unow. où il s l'sl vraiiiionl surpassé.