‹ Les maîtres de la pensée moderne [microform]Chapitre 38 sur 47 · Ibid.j p · texte numérisé non relu

Ibid.j p

UN PHILOSOPHE SPIIU TU ALISTE

suivant: « Le sentiment du moi, dit-iP, n'est pas .. adventice à l'homme ; c'est le produit ^immédiat » d'une force qui lui est propre et inhérente {vis » insla), dont le caractère essentiel est de se dé- .. terminer elle-même, et en tant qu'elle se déter- » mine ainsi, de s'apercevoir immédiatement et )) dans sa libre détermination et dans ses produits, » dans la cause et dans l'effet, qui indivisiblement

liés l'un à l'autre, constitue le rapport fonda- ). mental ou le fait primitif de conscience. De là, » la notion de causalité et par suite de substance » et tout un système de notions qui dérivent clai- >^ rement du sentiment du moi, qui ne sont pas ). plus que lui des produits de l'expérience exté- » rieure ; et qui aussi ne peuvent pas plus que le )) moi, être dites innées à l'âme humaine, si ce .. n'est à titre de possibiUtés ou de produits vir- » tuels d'une force qui était dans l'absolu avant » de se manifester ou s'effectuer par des actes i. »

Tel est, suivant Biran, le fiiit primitif de conscience. Il consiste essentiellement dans l'antithèse primitive du moi et du non-moi, s'opposant l'un à l'autre, et se déterminant l'un par l'autre, le moi ne se sentant que par le choc qu'il rencontre dans un obstacle qui s'oppose à lui et par la lutte qu'il exerce contre cet obstacle. Mais il ne va pas au delà de cette antithèse primitive, et il n'attribue pas. comme Fichte, la création du non-moi lui-même à un acte libre du moi.

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