‹ Les maîtres de musique de l'école de Pont-LevoyChapitre 3 sur 3 · Symphonie concertante de Viotti, exécutée par M. Landrou · texte numérisé non relu

Symphonie concertante de Viotti, exécutée par M. Landrou

3° Séance.

N° 1. Une représentation de Richard Cœur de Lion, opéra en 3 actes, paroles de Sedaine, musique de Gretry.

X° 2. Le Secrétaire et le Cuisinier, comédie mêlée de vaudeville par MM. Scribe et Mellesville.

X° 3. Ballet final, de M. Garnier.

X° 4. Proclamation des Rangs.

X° 5. Distribution des Prix.

D’après ce plantureux programme, il est facile de constater que, par sa disposition en trois parties, l’exécution durait trois jours de suite.

Les invités prenaient gîte à l’Ecole, à l’hôtel ou dans les maisons accueillantes du bourg.

sique, un nouveau nom surgit : Jadin, professeur de musique vocale (i), Chezelle, père et fils, violon, Lasnier, flûte, André et Krug, instruments à vent.

Jadin composa beaucoup de romances et de chœurs pour les Pensionnats qui eurent les honneurs de l'impression. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ?

Nous pouvons constater que nos professeurs de musique, qui faisaient déjà partie du personnel sous le gouvernement paternel des Pères Bénédictins, se maintinrent au Collège pendant la transformation des divers régimes qui se succédèrent si rapidement à cette époque troublée : fervents royalistes sous l'Ancien Régime, farouches républicains sous la Terreur, adorateurs fidèles du grand Empereur, ils retrouvèrent tout leur zèle au retour des Bourbons : tant il est vrai que, pendant le cours de l’existence, il faut vivre et en somme, l’art musical qui les faisait subsister n’avait ni étiquette, ni couleur.

1823. — Le 4 avril 1823, Jean-Baptiste Chezelle, qui depuis l’année 1771 professait le violon dans l’établissement, mourut dans sa charge ; il était âgé de 71 ans.

1824. — Deux nouveaux professeurs sont adjoints au corps professoral de musique ; ce furent Rousseau, chargé de la musique vocale et Sillet, pour les instruments.

En cette année 1824, M. Chappotin abandonna la direction de l’Ecole qu’il dirigeait depuis bientôt 30 ans.

1827. — Par suite de difficultés survenues entre l’Uni-

(1) Son père, Hyacinthe Jadin, fut professeur de piano à la formation du Conservatoire de Paris, où il se fit entendre dans les Concerts en 1794. Cet artiste mourut en 1802 (Sarrette, par Constant Pierre, p. 135).

versité et radministration de l’Ecole, le Collège fut fermé après la Distribution des Prix qui avait eu lieu le 15 août.

Il fut ouvert à nouveau, un an après, à la fin de P année 1828, sous la direction du remarquable abbé Demeuré ; à partir de cette époque, huit professeurs de musique furent attachés à l’établissement (1).

Nous 11’avons pas trouvé trace de Palmarès pour les aimées 1828, 1829 1830.

Changement de règne, encore une fois, amené par la Révolution de Juillet 1830 : Charles X, roi de France, fuit ; son cousin Louis-Philippe I er lui succède — peut-011 dire bien à regret ? — comme Roi des Français.

1830. — L’Ecole voit son personnel professoral de musique, renouvelé par le digne M. Demeuré. Larsonneur père est nommé premier maître, chef et directeur de la musique de l’Etablissement, MM. Eousselon et Larsonneur fils, maîtres adjoints pour les instruments à cordes ; les instruments à vent sont professés par MM. Sillet frères et Landry.

I ^34- — Cette année, deux artistes éminents firent partie du corps enseignant des professeurs de musique : Hus-Desforges, compositeur et violoncelliste coté, et Bcrbiguier , flûtiste du plus grand mérite. — Ces deux musiciens firent honneur à l’Ecole de Pont-Levoy où ils professèrent pendant quatre ans.

LAnnuaire de Loir-et-Cher (1834) donne le nom des professeurs, avec cette mention :

« M. Hus-Desforges, compositeur, chef d’orchestre

(1) Pont-Levoy, par F. Hû, 1907, page 11.

« dirigeant renseignement musical et chargé spéciale- « ment du chant, du violoncelle et du piano.

« Piano : 2 me division : M. Ch. Larsonneur.

« Violon : MM. Lepoivre, Ch. Larsonneur et Roussel- Ion.

« Violoncelle : M. Hus-Desforges.

« Flûte : M. Berbiguier, compositeur.

« Clarinette : M. Sillet aîné.

« Cor : M. Sillet jeune. »

C’était alors la brillante période de l’Ecole !

Hus-Desforges (Pierre-Louis) (1773-1838) a eu les honneurs de figurer dans le précieux ouvrage de Fétis : Biographie des Musiciens.

Nous lui avons consacré une notice dans le journal Y Avenir de Loir-et-Cher, en 1907, et un tiré à part de 50 exemplaires. — Nous résumons ici, en quelques lignes, les principaux actes de sa vie :

Né à La Rochelle, il fut enfant de chœur à la Cathédrale de cette ville. Il étudia le violoncelle et devint excellent exécutant. Engagé pendant les guerres de la Révolution comme soldat musicien au I4 me Chasseurs à cheval, revint dans ses foyers après avoir été blessé à Marengo. Constatant qu’il avait encore à apprendre, il entra au Conservatoire, dans la classe de violoncelle dirigée par Janson aîné. Fixé, peu après, comme chef d’orchestre de l’Opéra français à Moscou, il dut quitter cette ville et rentrer en France en 1812. Le malheureux artiste suivit la retraite de l’armée française et eut les pieds gelés. Réinstallé en France, il végéta à droite et à gauche, à Bordeaux, à Paris, vivant au jour le jour, quand, enfin, un refuge assuré lui fut offert à l’Ecole de

Pont-Leroy ; il accepta avec une grande joie la place de professeur qu’il occupa pendant quatre années. En 1838, il fut frappé d’une paralysie qui le mena au tombeau le iq janvier, âgé de 65 ans.

Benoît Berbiguier (1783-1838) a eu aussi sa notice publiée en 1907 (lmp. Migault à Blois).

Voici les notes qui le concernent.

Né à Caderousse (Gard), il apprit la flûte, sans maître, ainsi que le violon et la basse. Très doué comme musicien, il entra dans la classe de flûte, au Conservatoire ; elle était dirigée par le professeur Wunderlick. L’harmonie lui fut enseignée par Berton.

En 1823 h épousa M lle Flou, l une des harpistes les plus habiles de l’époque.

Berbiguier se lit un nom recommandable comme compositeur pour la flûte. Il accepta, en 1831, de venir à Pont-Levoy en même temps que son ami Hus-Desforges. Il éprouva un tel chagrin de la perte de ce cher ami, que, revenant de l’inhumation de H us-Desforges, il dit aux personnes qui l’accompagnaient : « Dans huit jours , « vous viendrez ici pour moi ». vSa prédiction se réalisa. Son ami était mort le 19 janvier 1838 et le 28 du même mois, Berbiguier avait cessé de vivre ! Il était âgé de 55 ans.

Les Larsonneur père et lils quittèrent le professorat en 1835.

1835. — Au bas du Palmarès de cette année, il y a le Nota suivant :

« MM. Sillet frères n’ont pu accorder de prix pour « la clarinette, le cor et le trombone, à cause du petit « nombre d’élèves qui apprennent ces instruments ».

« Une mention honorable, bien méritée, est accordée « à tous les élèves qui chantent dans les chœurs ».

Les frères Sillet professèrent pendant une certaine période d’années. Celui qui était chargé des instruments de cuivre resta en place jusqu’en 1841 ; son frère, professeur de flûte, est inscrit jusqu’en 1851. Ce dernier a laissé une messe gravée écrite pour les voix et l’orgue ; elle a quelques mérites.

Sillet (Jean-Baptiste-Napoléon) naquit à Boulogne-sur Mer, le 9 juin 1809. — Fils d’un officier de la Garde Impériale, sous Napoléon I er , Venu à la suite des événements politiques se fixer à Pont-Levoy, ce soldat de l’Empire entra comme professeur d’italien et de musique au Collège de cette ville, alors très florissant. Il était italien et portait le nom de Silleti ; il le francisa en se faisant appeler Sillet.

Le jeune Sillet fut donc élevé au Collège. Son éducation musicale fut dirigée d’abord par son père et ensuite par le célèbre professeur de flûte Berbiguier, lauréat du Conservatoire de Paris.

En 1827, engagé volontaire à 18 ans, à sa sortie du Collège, il fut incorporé dans un régiment de ligne caserué à Paris.

Avec ses aptitudes musicales il fut distingué par le chef de musique qui lui donna tout d’abord à jouer le fifre et plus tard, la petite flûte.

Son père étant mort en 1832 et lui, devenant fils aîné de femme veuve, fut renvoyé dans ses foyers et revint à Pont-Levoy en 1833. O11 le nomma de suite professeur à l’Pkole ; il se maria en 1835.

Son professorat comprenait le cor et les instruments

à vent qu’il enseigna jusqu’à l’année 1863. A cette époque, il prit sa retraite et se fixa dans sa maison à Pont- Levov, mais donna encore des leçons pour se distraire.

I v e 15 novembre 1868, M. Sillet, dénommé ancien professeur, publia une messe à 3 voix avec accompagnement d’orgue.

Malgré la pratique des instruments à vent, il aborda également le violon, la flûte, la clarinette et même, à l’àge de 50 ans, il eut la volonté d’apprendre à toucher le piano et forma — dit-on — des élèves.

Pendant plus de 40 ans, ce fut lui qui dirigea la musique militaire de l’établissement. Ce maître composa une quantité prodigieuse d’exercices, de marches, de morceaux de toute sorte.

En 1877, âgé de 68 ans, son nom figure encore parmi les professeurs de l’Picole, au titre de « professeur de piano pour le 4 mo Cours » (enfants).

Agé de 82 ans, il mourut dans sa maison, située dans le bourg de Pont-Eevov, le 21 décembre 1891.

(Notes fournies par son fils).

Il serait fastidieux de donner des aperçus sur chaque professeur qui enseigna au Collège, d’autant que les renseignements sérieux font presque complètement défaut.

Nous nous bornerons à indiquer, dans les tableaux ci-contre, le nom de chacun d’eux avec la date de leur entrée et la qualification des instruments qu’ils professaient.

Parmi eux, il est un nom que nous avons tiré de l’oubli en lui consacrant une notice biographique ; c’est celui

de Alfred-Pierre-F erdinand Lctacq (i) (1813-1888), né à Paris le 31 mai 1813, il apprit le violoncelle au Conservatoire, sur lequel il obtint un talent fort appréciable.

A la mort de Hus-Desforges, il fut accepté pour le remplacer comme professeur à l’Ecole de Pont-Levoy; il y resta jusqu’en l’année 1856 où une terrible maladie l’obligea à cesser ses fonctions.

Il eut le bonheur de former un brillant élève, Léon Jacquard, fils du tailleur de l’Ecole, qui devint un admirable virtuose et professeur au Conservatoire de Paris.

Letacq mourut à Créteil, près Paris, le 28 mai 1888.

De 1844 à 1852, il y eut aussi un professeur de musique vocale et de piano, M. Dcssane, qui eut quelque relief. Il devint ensuite organiste à Paris où il mourut.

Il a laissé des compositions de musique religieuse, chœurs et morceaux d’orgue, assez estimés. Une messe de Requiem , écrite à grand orchestre, a été gravée et a obtenu le suffrage des bons musiciens lorsqu’elle fut exécutée dans la paroisse où il était organiste.

De 1852 à 1855, l'Ecole posséda un professeur de piano et maître de chapelle, du nom de Muller. Sous ce nom d’emprunt se cachait, paraît-il, un personnage de haute naissance. C’était un ex-colonel autrichien, portant le titre de Prince de Kovatchich et Neuzina, neveu de l’Archevêque d’Agram ; il avait été obligé de fuir à la suite d’un duel et réduit à donner des leçons de piano sous le nom de Muller. (Pont-Levoy pendant la période révolutionnaire , par F. Hù, page 16. — Bordeaux, 1907).

M. Claudel, qui devint professeur de cor et instruments

(1) Alfred Letacq , par Jules Brosset, lmp. Migault, 1908.

de cuivre de 1843 à 1855, était un véritable artiste. Il jouait supérieurement le cor ; nous avons relevé son nom comme soliste, dans plusieurs Concerts donnés à Blois par la Société Philharmonique, Ses contemporains faisaient grand cas de son talent. Après le vénérable Lctacq et son successeur Duquesnoy , qui avait un certain talent et une belle habileté comme professeur de piano et de violoncelle, on donna la place à un italien, maître Ruggiero.

Par une chaude journée de mai 1862, on vit apparaître sur la route de Montrichard, une voiture de paysan, chargée de toutes sortes d’ustensiles de ménage, chaises, table, bois de lits, couvertures, casseroles, etc... et liuchés au-dessus de tout cela, une femme et une grande fille, accrochées tant bien que mal aux ridelles de la voiture.

A pied, marchait le père de cette caravane, devisant avec le conducteur, vieux vigneron de Montrichard, qui avait consenti à mener tout cet attirail jusqu’à Pont- Levoy.

C’était le nouveau professeur de piano, il maestro Ruggiero, qui faisait son entrée à l’Ecole. — Entrée sensationnelle qui, 011 peut le croire, remua maîtres et élèves. Ebaubis d’un pareil spectacle, le Directeur et les professeurs n’en pouvaient croire leurs yeux et cependant, sous ces dehors quelque peu misérables, c’était un maître artiste qui arrivait parmi eux.

De 1862 à 1878, ce pacifique italien fit de bons élèves en l’art de jouer le piano (1).

(1) Transcrivons une plaisante anecdote concernant notre artiste.

Dans les séances de musique de Tpcole, Ruggiero jouait l’alto

Le père Ruggiero, mourut subitement à g heures du matin le jour de Pâques ; il se disposait à venir à l'Ecole pour faire sa partie à l’orchestre, à la grand’messe.

Un certain professeur de violon, nommé Lcpoivre, enseigna pendant 13 ans, de 1838 à 1851.

François Gauchie , qui fut si longtemps professeur de violon à Blois, entra à l’Ecole, en cette qualité, de 1858

à cordes. Il possédait un instrument — très bon de facture puisque cet alto était un italien de grande marque — dont la propreté laissait autant à désirer que la tenue de son possesseur ; c’était à peine si l’on osait y toucher et le prendre pour l’examiner ou le jouer !...

Edmond Langlois, qui dirigeait l’orchestre comme professeur de violon, outré de ce peu de soin, s’imagina de nettoyer cet alto, à l’insu du bonhomme, et, pour cela faire, un beau jour que Ruggiero avait laissé l'instrument dans son étude. Langlois ne trouva rien de mieux que d’imbiber d’alcool un chiffon et de frotter dur et ferme tout le meuble, afin d’enlever la crasse invétérée qui formait une croûte épaisse sur tous les côtés. Mais, ô stupeur !... le vernis primitif, fait lui-même à l’alcool, s’écaillait au fur et à mesure du nettoyage et ce fut un lavage lamentable qui apparut aux yeux consternés de maître Langlois. — Que faire en pareille circonstance ? La situation était franchement délicate ! Quel tapage allait faire le méfiant italien à la vue du sapin quasi blanc qu’était devenu le précieux alto ?

Langlois réfléchit : « Eurêka ! » dit-il, j’ai trouvé !... Vite, il vole à la pharmacie de l’Ecole, demande une fiole de teinture d'iode, retamponne à nouveau son chiffon et étale une large couche de ce colorant Uniment sur toutes les parties de l'instrument, lequel, sous cette friction étrange, — que les maîtres luthiers n’avaient, certes, point imaginée — retrouve les beaux tons mordorés et roées de sa jeunesse.

Ruggiero remercia son collègue, du nettoyage qu’il avait fait, mais ignora-toujours par quel procédé l’alto avait retrouvé ses vivifiantes couleurs;

On n’a jamais .su si cette façon de redonner de l’éclat à un vernis, ajouta ou retrancha de la sonorité au corps de l’instrument ?... Le procédé employé, d’une originalité peu banale, méritait bien une mention dans ces notes concernant l’italien, professeur de piano, maître Ruggiero.

à 1861 (i). Il était venu à Pont-Eevoy sous les auspices de Duquesnoy.

Langlois enseigna le violon et les instruments de cuivre de 1864 à 1877.

Clianat , violoniste, bon professeur et qui eut de nombreux élèves, vint d’abord de 1852 à 1854 ; après une longue absence, il revint à l’Ecole de 1878 à 1886.

Bcrnavdcl, violoncelliste, qui était quelque peu sourd, séjourna à Pont-Levoy de 1873 à 1887, et Alfroy, violoniste, de 1887 à 1904.

Parmi les professeurs de piano, qui eurent un certain mérite, nous pouvons citer :

Léonce Rabillon, 1843, Dessanne, 1845 à 1851, Aubéry du Boullay, 1856-1871, Collmann, 1872-1874, Gonse, 1874-1882, Paul Godefroy 1878-1883, qui devint organiste de la Cathédrale de Blois et professeur et mourut en février 1888, et Jurion, 1884 à 1897 ; il était I er prix d’orgue au Conservatoire de Bruxelles.

(1) François Gauchie , Directeur de la Société Pliilarmouique de Blois, de 1863 à 1906, par Jules Brosset (1909).

Liste des Professeurs de Musique

Professeurs de Violon

1772 MM. Laurent et Cliezelle.

1786 M. Bonnet (violon et violoncelle), jusqu’en 1793.

1787 MM. Cliezelle, père et fils, jusqu’en 1827.

1831 M. Roussellon (1831 à 1834).

M. Larsonneur fils (1831 à 1837).

En 1833, deux professeurs de violon, Joye et de 1 ignaus , enseignent pendant cette année seulement. 1838 M. Lepoivre (1838 à 1851).

1852 M. Clianat (1852 à 1854).

1855 M. Payen (1855 à 1857).

1858 M. Cauchie (1858 à 1861).

1862 M. Ruggiero (violon et basse, par intermittence) (1862 à 1872).

1864 M. Ed. Langlois, jusqu’en 1877 (adjonction des instruments à vent).

1878 M. Clianat, lauréat du Concours de composition de Paris (violon, solfège et piano), jusqu’en 1886. 1887 M. Alfroy (ex-i er violon des Concerts Colonne), jusqu’en 1904.

En 1898, il reste seul professeur de violon, violoncelle, piano, solfège et chant.

Professeurs de Musique Vocale

1772 Le sieur Gaillard.

1787 MM. Ponchard.

1810 Krug aîné.

1820 Jadin, auteur de chœurs et de romances pour pensionnats.

1824 à 1827 MM.

Rousseau.

Charles Larsonneur père.

de la Gastine (maître de chapelle).

En 1840 il fut aidé par M. de

Folly.

Von Brinkeu.

Dessanne et Leredde. (Dessanne se

retire en 1851).

Leredde et Muller (Leredde se retire

en 1852).

Aubéry du Boullay (Leredde revient

pendant un an — 1858).

Duquesnoy. (Il y a interruption de

professeurs de chant de 1862 à 1872 : nous n’en trouvons pas de traces.)

1872 M. l’abbé Aubineau (pendant un an).

1873 à 1878 MM. Edmond Langlois.

1878 à 1883 Chanat et Paul Godefroy.

1884 à 1897 MM. Jurion, I er prix d’orgue du Conservât. de Bruxelles.

1898 à 1904 Alfroy.

Professeurs de Piano

Aucun nom de professeur de clavecin ou de jortc-piano n’est inscrit sur les Palmarès et les Annuaires, avant l’année 1830.

Le piano fut donc enseigné seulement lors de la réorganisation du Collège à cette époque.

1831 MM. Charles Larsonneur, père et fils.

1834 à 1838 MM. Hus-Desforges fut chargé de la

i re Division.

Ch. Larsonneur fut chargé de la 2 e Division.

1839 à 1842 de la Gastine et de Folly.

1843 MM. Léonce Rabillon.

Von Brinken, maître de chapelle.

Legeay.

1844 Dessanne, maître de chapelle et Legeay.

1846 à 1851 MM. Dessanne.

1852 à 1855 Muller, maître de chapelle (ex-colo¬

nel autrichien).

1856 à 1871 M. du Boullav, maître de chapelle.

En 1864 Ruggiero fait le 2 e Cours de piano, jusqu’en

1872 MM. Collmann, I er Cours, compositeur de musique. Ruggiero, 2 e Cours.

Langlois, 3 e Cours.

1873 Les mêmes professeurs et adjonction d’un 4 e

Cours professé par Bernardel.

1874 à 1876 I y e professeur Collmann se retire ; il est

remplacé au I er Cours par Gonse ; les trois autres professeurs sont maintenus.

En 1877, le 4 e Cours est fait par Sillet, qui remplace Bernardel.

1878 à 1881 Les quatre professeurs sont MM. Gonse, Paul Godefroy, Ruggiero et Clianat.

En 1882, Bernardel remplace Chanat au 4 0 Cours.

1883 II n’y a plus que 3 maîtres : Godefroy, Chanat et

Bernardel ; M. Gonse se retire.

1884 à 1886 Paul Godefroy étant nommé organiste de

la Cathédrale à Blois, cesse définitivement ses leçons ; il est remplacé par Jurion, I er prix d’orgue au Conservatoire de Bruxelles ; Chanat et Bernardel restent en leurs fonctions.

1887 à i8qo Jurion est chargé du I er Cours ; le 2 e Cours est fait par Alfroy, professeur attitré de violon, et le 3 e Cours par Bernardel, professeur de violon et violoncelle, en titre. De 1891 à 1897, deux professeurs sont attachés à renseignement du piano : Jurion et Alfroy.

Enfin de 1898 à 1904, le seul professeur pour tous les instruments (piano compris) est M. Alfroy.

Professeurs de Violoncelle

1772 MM. l’abbé Eeroi.

1787 Bonnet (violon et violoncelle).

MM. Ch. Larsonneur père.

Hus-l)esforges, compositeur de mu¬

sique.

Letacq.

Duquesnoy.

Letacq, pour la 2 e fois.

Bernardel (1).

(Pas de professeur).

Alfroy.

(i) Bernardel (Charles Claude) naquit à Amsterdam, le 16 août 1839, de parents français originaires des Vosges. Un bon professeur de cette ville, M. Appi, commença son instruction musicale et les éléments du violoncelle.

Un 1859, après un concours, il entra au Conservatoire de Paris, classe du célèbre Franchomme, et obtint en 186^ le i CT prix de violoncelle.

P11 1866, il fut nomme professeur au Conservatoire de Dijon, où il resta jusqu’à la guerre de 1870.

Pendant cette funeste période, il se réfugia en Espagne où il resta pendant deux années.

pn octobre 1872,1 Ecole de Pont-Levoy l'accueillit comme professeur de violoncelle et de piano ; il resta dans ces fonctions pendant 19 ans et quitta l’établissement en juillet 1891.

Pn quittant Pont-Levoy, ce bon musicien avait passé la cinquantaine, de sorte que pour vivre, il dut accepter des places plus ou moins médiocres. De nombreuses charges de famille, des placements de tonds qui ne réussirent pas amenèrent la gêne dans son intérieur.

Aujourd’hui (octobre 1906) il accepta une place de violoncelliste dans 1 orchestre du paquebot « La Provence ».

« C'est peu rétribué — écrivait-il — mais c'est un fixe sur « lequel on peut compter ! »

(Lettre adressée par Bernardel à l'auteur).

Professeurs de Flûte

Nous trouvons les premières traces du professorat de cet instrument à T Ecole de Pont-Eevoy, dans les Palmarès des ans VIII et IX de la République. Il est dit qu'on accorda des prix de musique vocale, violon , violoncelle, finie et clarinette, mais le nom des professeurs de ces divers instruments n’est pas indiqué.

I)e même dans le Palmarès de l’an XIII dans lequel on inscrit, en plus, un prix de hautbois.

Les Palmarès de 1807, 1808, 1819 comportent les mêmes indications, sans noms de maîtres. Ce n'est qu’en 1820 que nous relevons celui de M. Easnier.

En 1827, un prix de flûte est accordé, mais pas de nom du professeur ?

1831 MM. Sillet (accorde un prix de flûte).

1833 Sillet aîné, professeur de flûte et clarinette.

1834 à 1838 MM. Berbiguier, célèbre flûtiste-composi¬

teur.

1839 à i8 43 Mettez.

1844 à 1852 Sillet, chef de la musique militaire de l’Ecole.

A partir de 1852, il n’y eut plus de professeur spécial de flûte ; les professeurs d’instruments à vent se chargèrent de ce cours lorsque des élèves se présentaient pour étudier la flûte.

Professeurs d’instruments à vent

1787 Ee sieur Girardon.

1808 à 1820 M. Krug aîné.

1824 MM. Sillet et Mauguin.

1825 à 1827 MM. Mauguin.

1831 à 1832 Sillet frères, Earsonneur fils et Lan¬

dry.

1833 MM. les frères Sillet et Joye (prof, de clarinette).

1834 à 1837 MM. Sillet aîné (clarinette), Sillet jeune

(cor et cornet à piston).

« En 1835, MM. Sillet frères n’ont pu accorder de prix pour la « clarinette, le cor et le trombone, à cause du petit nombre d’élèves qui apprennent ces instruments ». (Note du Palmarès).

1838 à 1839 II n’y a plus qu’un professeur : Sillet jeune (cor et cornet).

1840 à 1841 MM. Sillet.

1842 MM. Sillet jeune (cor).

1843 Sillet jeune (cor, clarinette, cornet à pistons). Claudel (cor et cornet).

1844 Claudel reste seul.

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