Les Maîtres et l'oeuvre théosophique
Les conférences qui forment le présent volume sont littéralement traduites de l’Anglais. Nous n’avons pas essayé de transformer en un livre « écrit ^ les comptes rendus «ténographiques de ces conférences improvisées, dont Annie Besant a autorisé, sans les corriger, la traduction. C’eût été, semble-t-il, risquer d’enlever à cette pensée vivante sa force évocatrice, que de l’entraver d’un inutile appareil verbal. Il eût été facile de taire œuvre littéraire, de resserrer autour des idées la texture un peu lâche du réseau des mots. C’eût été rendre plus opaque qu’il ne convient le voile du langage et commettre un véritable contresens. Il est clair que le style de Annie Besant, à mesure qu’il devient le véhicule d’une pensée
plus puissante, évolue vers une simplicité de plus en plus vigoureuse et souple. Si nous avons parfois atténué quelques licences échappées à Timprovisation, et d^ailleurs aisément supportées par la langue anglaise, lorsqu’elles auraient pu heurter le génie plus formaliste de notre langue, du moins nous sommes-nous attaché à rendre la facilité voulue, Téloquence dédaigneuse de la forme oratoire, la force inspiratrice, du discours de Annie Besant. Nous avons tâché surtout âne point fermer les mailles au travers desquelles on peut voir le corps lumineux et vibrant de la pensée et du cœur de la Présidente de la Société Théosophique.
Puisse cette traduction aider à propager en France la bienfaisante influence de« Tune des plus grandes forces morales du temps présent », ainsi qu’on a si justement nommé Annie Besant, et contribuer à hâter la réalisation des splendides promesses qu’elle apporte à Tespérance du monde l
Émile Ma rc aulx.
CONFÉRENCES DE LONDRES