MÉNAGEOT
quelques jours à Florence, à Bologne, passera (par) Turin, et de là en France, ainsi vous le reverrez vraisemblablement dans six semaines ou deux mois...
Recevez, etc. Ménageot.
Belle (Augustin), fils de Marie-Anne Belle, inspecteur des Gobelins, avait obtenu le deuxième grand prix de Rome en 1782. C'était trop peu pour bénéficier régulièrement de la pension du Roi. Mais le graveur Gochin, dont l'influence était grande, obtint que le jeune Belle, son parent, parti pour Rome en d 784, aux frais de ses proches, fût nourri et logé à l'Académie de France, sans que son père eût rien à débourser. Cette faveur, écrit M. Lecoy de la Marche, fut continuée au jeune étudiant depuis le 11 mai 1785 jusqu'au 26 janvier 1790. Le bénéficiaire se fût sans doute accommodé plus longtemps du privilège dont il jouissait, mais l'imprudent se mit dans un mauvais cas et dut quitter précipitamment les États romains. La lettre de Ménageot, directeur de l'Académie de France, adressée le 27 janvier 1790 à Marie-Anne Belle, père du délinquant, a été possédée par Emile Gottenet. Nous en donnons ici les passages essentiels.
BRÏDAN, DE L AGARDETTE , GOIS LAFFITE, LANDON
CHOIX D'UN COSTUME OFFICIEL PAR LES PENSIONNAIRES DE L'ACADÉMIE DE FRANCE Paris, le 5 nivôse an VII (25 décembre 1798).
Les Artistes Pensio7innaires de V Académie de France à Rome au Ministre de V Intérieur.
Citoyen Ministre,
Les Artistes Pensionnaires des Gouvernements Étrangers ayant toujours porté en Italie, un habit uniforme, quelques-uns même étant revêtus d'un grade militaire, les Pensionnaires de l'Académie de France à Rome âvoient senti l'avantage qu'il y auroit d'en porter un qui leur fût particulier; mais, à l'époque des troubles arrivés en Italie, à la fin de 1792, ayant été forcés de se séparer, ils le furent également de suspendre leur projet. Maintenant réunis, et à la veille de retourner dans un séjour depuis longtemps consacré à l'Étude des Beaux-Arts, ils le soumettent, Citoyen Ministre, à votre examen et à votre approbation.
Il est intéressant que, pour conserver la dignité de la Nation Française, les Artistes Pensionnaires puissent, dans les réunions publiques où ils seroient convoqués, faire reconnoître et respecter en même