DE MAITRE A DISCIPLE
A P.-J. David, statuaire, pensionnaire de Sa Majesté Impériale et Royale à l'Ecole des Beaux-Arts, à Rome.
Paris, 7 mars 1813.
Vous mescuserés, mon cher David, du long terme que j'ai mis à vous répondre, si vous vous persuadez que ce n'est ni par indifférence à votre sujet, ni à aucune raison contraire à l'intérêt que j'ai toujours pris à votre avancement. La véritable raison ces ma mauvaise santé, surtout pendant liver, les rhumes continuels et le dépérissement de ma santé qui en est la suite, et qui m'eaute entièrement le courage de faire aucune chose. J'ai beaucoup travaillé l'été dernier pour flnire les deux statue que j'ai mis au Salon1. Cette fatigue a bien pu contribuer encore à mon affaiblissement ; j'espere que le printems pourra me faire du bien. J'ai reçu vos deux lettres et vous remercie des choses obligentes que vous m'avez adressez au sujet d'Homère. J'ai eu, à la vérité, quelque satisfaction à ce sujet, de la part des artistes, mais rien du tout de celle des journalistes, à qui je ne fais pas la cour, ausi ne perdent-il pas l'occasion de s'en venger dans toute les circonstences.
Vous ne m'auriez pas trouvé cet air d'insouciance,