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Le directeur des musées royaux

Quelques jours plus tard, le Préfet de Paris1 me commanda la statue de Saint Sébastien ; le ministre2, le buste en marbre de Montesquieu, et M. Ternaux, le bas-relief en question. J'avais donc pour le Salon de 1819 ces trois objets, un buste en marbre du père du baron de Barante, un autre buste en marbre de M. Geslin, et une Naïade, figure d'étude, comme vous pourrez voir dans la notice du Salon de 1819. J'ai fait aussi, dans cette année, trois bas-reliefs en marbre pour le maître-autel de l'église des Missions- Etrangères, rue du Bac, représentant la Foi, Y Espérance et la Charité.

Après cette exposition qui me procura assez de succès, le ministre 3, me commanda la statue en marbre du chancelier de l'Hôpital, ainsi qu'un saint Mathieu de douze pieds, en pierre, pour la cathédrale d'Arras; le Préfet, une Vierge, la Maison du Roi, un bas-relief dans la cour du Louvre, le duc de Caze, un buste en marbre du Roi. Ces objets, ainsi qu'une figure d'étude, et un buste en marbre du comte Alcide de la Rivallière, seront exposés au Salon de 1822.

Voilà, Monsieur, à peu près le cours de ma vie jusqu'à ce jour. Si vous trouvez quelque chose qui soit digne d'être inséré dans votre ouvrage, vous pouvez en disposer selon votre volonté. Si vous désirez d'autres traits de mes œuvres, pour graver dans votre recueil, veuillez me le faire savoir : je me ferai un vrai plaisir de vous les envoyer.

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