Jean-Alexandre, graveur
Jacob *, vice-président.
Jules Varnier 2, secrétaire.
Paul Carpentier 3, trésorier.
MlLON 4, — ROUILLARD 5, — A. DREUILLE ô, — ROU- GET7, — E.-H. MONTAGNY8, — J. ADRIEN DE LAFAGE9, — MOLCHNEHT *°, — EUG. VAVIN 14, —
Philippe Franck 12, — Lemaitre13, — Dien 14, — L. Duplat — F. -A. Pernot 16, — Aug. Couder 47, — Garnier 18, — Hersent 19, — Huvé -°, — Abel de Pujol21, — Steuben22, — David d'Angers23,— Picot24, — Raoul Rochette25, — Le baron Desnovers 26, — Leroux 27 , graveur, — Blondel 28, — Gauthier 2!), — Alexandre Péron 30, — Mauduit31, graveur, — Marin-Lavigne 32, — Serrur 33, — Le Gendre 34, — E. Ollivier 35, — Ch. Desains 36, — Dubouloz 37, — E. Gatteaux38,
1. Nicolas-Henri, dessinateur et lithographe. — 2. Peintre. —
— 3. Paul-Claude-Michel Carpentier, plus fréquemment appelé Lecarpentier, peintre et sculpteur. — 4. Alexis-Pierre, peintre.
— 5. Jean-Sébastien, peintre. t — 6. Auguste-François, peintre. — 7. Georges, peintre. — 8. Elie-Honoré, peintre. — 9. Justin- Adrien Lenoir de la Fage, compositeur. — 10. Dominique, sculpteur. — 11. Eugène, peintre. — 12. Peintre. — 13. Augustin- François, lithographe et graveur. — 14. Claude-Marie-François, graveur et peintre. — 15. Pierre-Louis, peintre. — 16. François- Alexandre, peintre. — 17. Louis-Charles-Auguste, peintre. — 18. Étienne-Barthélémy, peintre. — 19. Louis, peintre. — 20. Jean- Jacques-Marie, architecte. — 21. Abel- Alexandre-Denis, peintre.
— 22. Charles-Guillaume-Henri-Auguste-François-Louis, baron de Steuben, peintre. — 23. Pierre-Jean, sculpteur. — 24. François-Edouard, peintre. — 25. Désiré, archéologue, secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux-Arts. — 26. Auguste-Gaspard- Louis, baron Boucher-Desnoyers, graveur. — 27. Jean-Marie. — 28. Merry-Joseph, peintre. — 29. Martin-Pierre, architecte. — 30. Louis - Alexandre, peintre. — 31. Charles - Louis -Victor. — 32. Louis-Stanislas, peintre, dessinateur et lithographe. — 33. Henri- Auguste - Calixte-César , peintre. — 34. Louis-Félix, peintre. — 35. Emile-Edmond, graveur d'architecture. — 36. Charles-Porphyre-Alexandre, peintre. — 37. Jean-Auguste, peintre. — 38. Jac-
HITTORFF, STEUHEN, ABEL DE PUJOL, ETC. 297
— Ghampin 4, — V. Texier 2, — Jacquemart 3, — Ransonnette 4, — Gavet 5, — L. Normand aîné 6, — Muller 7, — Gelée 8, — L. Delaistre 9,
— Husson 10, — Coussin h, — Forster 12, — Lequeux 13, — H. Vanderburch u.
On trouvera plus loin la requête de treize artistes demandant la croix de la Légion d'honneur pour leur maître Louis-Mathurin Clérian. Ici, c'est la Société libre des Beaux-Arts, comprenant plus de cinquante membres, qui expose, en 1843, au comte Charles-Marie Tanneguy-Duchâtel, ministre de l'Intérieur, les titres de Paillot de Montabert à la décoration. Le peintre écrivain est alors plus que septuagénaire. Il est aveugle depuis neuf ans, et son Traité complet de la Peinture (Paris, 1828-1829, 9 vol. in-8 avec un atlas in-4 de figures explicatives renfermant 114 planches), édité à ses frais, l'a ruiné. Que l'ouvrage de ce peintre érudit soit rarement ouvert par les artistes de notre temps, — qui d'ailleurs lisent peu, — qu'est-ce à dire? Le livre en a-t-il moins de valeur? Ne donne-t-il pas la mesure du goût, du savoir, de la méthode et des patientes recherches de son auteur? N'a-t-il pas eu son heure d'actualité? Emeric-David, membre de l'Académie des Inscriptions, a dit du livre de Montabert : « Un ouvrage comme celui-là est le produit de la vie entière d'un homme laborieux; il double la vie de ceux qui l'étudient, en abrégeant leurs travaux. Le Traité complet de la Pein-
ques-Edouard, graveur en médailles et sculpteur. — 1. Jean- Jacques, peintre et lithographe. — 2. André-Louis-Victor, peintre et graveur. — 3. Albert, peintre. — 4. Charles- Nicolas, graveur et peintre. — 5. Charles, peintre. — 6. Louis- Marie, graveur. — 7. Henri-Charles, graveur. — 8. Antoine- François, graveur et lithographe. — 9. Louis-Jean-Désiré, graveur. — 10. Honoré-Jean-Aristide, sculpteur. — 11. J. -Antoine, architecte. — 12. François, graveur. — 13. Paul-Eugène, architecte. — 14. Jacques-Hippolyte, peintre et écrivain.
iure restera comme un monument éternel, dans les temps à venir, pour constater la supériorité de l'art grec réhabilité par M. de Montabert. » Au surplus, dès 1812, Paillot de Montabert avait exposé ses premières peintures à la cire, continuant ainsi la tradition de Bachelier, qui, au siècle précédent, avait peint à l'encaustique. Sans doute, la découverte ou l'emploi d'un procédé nouveau ne dispense pas un peintre de faire preuve de talent. Toutefois, la pratique de l'art est rendue plus aisée, plus générale par des découvertes de cet ordre. A ne considérer que l'inventeur chez Paillot de Montabert, il y aurait donc lieu de l'estimer encore. Mais l'inventeur avait, dès longtemps, fait place à l'homme didactique. Ayant beaucoup vu, beaucoup amassé, Paillot de Montabert coordonna ses trésors. Il reprit sur un plan plus vaste, approprié à son époque, le thème des conférences ouvertes en 1670 par Henri Testelin devant l'Académie royale de Peinture, et aussitôt réduites, par le conférencier, en « Tables de Préceptes ». Testelim confiné dans les généralités esthétiques, n'avait prononcé que six discours. Paillot de Montabert, abordant du même coup l'histoire, la technique et la philosophie de l'art, a écrit neuf volumes. Sachons-lui gré de son effort. Son livre se distingue par la clarté, l'ordre, la logique, qualités bien naturelles à l'esprit français. Si nous ajoutons que l'infirmité cruelle dont Paillot de Montabert fut atteint, à soixante-trois ans, ne l'empêcha pas de produire d'utiles ouvrages, tels que le Guide des élèves en dessin linéaire (Troyes, 1839, in-8, avec un atlas| in-4), on estimera fondée la démarche des membres de la Société libre des Beaux-Arts. D'ailleurs, la demande adressée au ministre en fort bon style, — ce qui ne gâte rien, — est empreinte d'une grande indépendance. Les pétitionnaires plaident la cause d'un homme de mérite, réduit à la gêne par l'amour de l'art, et ils le prennent involontairement d'un peu haut. Cette libre allure aurait pu nuire au succès de leur
requête. Il n'en fut rien. Paillot de Montabert obtint la croix par ordonnance royale du 5 juin 1843. Hittorff, qui semble avoir eu l'initiative de cet acte de justice, aurait dit en voyant décorer Montabert : « Je donnerais vingt croix comme la mienne pour en posséder une de cette valeur. » Nous empruntons ce mot à Carpentier, qui a publié dans le 17e volume des Annales de la Société libre des Beaux- Arts (année 1850-<851) une notice sur Montabert, notice reproduite en tête de l'Artistaire, ouvrage posthume de l'auteur du Traité de la Peinture (1855, in-8, avec portrait).
DAVID D'ANGERS