‹ Les maîtres peints par eux-mêmesChapitre 93 sur 116 · C. Muller · texte numérisé non relu

C. Muller

Cette lettre, dont nous possédons l'original, débute par un remerciement. David d'Angers, qui a publié sous le titre Roland et ses ouvrages (Paris, Pagnerre, 1847, in-8

de 40 pages, avec portrait) , l'éloge de son maître, a eu la pensée d'adresser cette brochure à Charles-Louis Muller, le peintre d'histoire, que son tableau l'Appel des dernières victimes de la Terreur vient de rendre célèbre à trentecinq ans. Celui-ci remercie David et rend hommage au « souffle de jeunesse » qui circule dans les pages écrites du statuaire, aussi bien que dans la plupart de ses œuvres modelées. Puis, ce devoir rempli, Muller fait une digression. Elle est empreinte du tour d'esprit de l'époque où il tient la plume ; mais ce qui est propre à l'écrivain, ce qui laisse percevoir l'homme intime chez Muller, c'est la phrase brusque, l'image volontiers violente, sous une forme incisive et courte.

DAVID DANGERS

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