‹ Les Mal-vivants, ou, Le Brigandage moderne en ItalyChapitre 12 sur 22 · LES MAL-VIVANTS 1U · texte numérisé non relu

LES MAL-VIVANTS 1U

paisiblement^ à l'abri de toute poursuite, entre sa femme et son enfant.

Ne voilà-t-il pas un mariage contracté sous les plus charmants auspices?

Nousvo.ci au mois d'août 1820, Gcnnaro Gasparoni, — celui-là môme qiù avait rofusô de se constituer en môme temps que Masocco, parce que le cardinal Coiisalvi avait méconnu ses prérogatives de chef de brigands, — Gennaro Gasparoni, disions-nous, continuait à exercer la mal-vivance dans une chaîne de montagnes qui s'étend à Test depuis la délégation de Frosinone^ jusqu'à Tivoli.

Moins sanguinaire que les autres, il se bornait à rançonner les voyageurs et les propriétaires riverains.

Or, un jour qu'il s'était emparé d'un berger et d'un troupeau appartenant au chevalier Mengacci, personnage très-influent à la cour de Rome, ce chevalier lui fil dire que, s'il voulait se rendre à merci, lui et ses compagnons, il se faisait fort de leur obtenir de Sa Sainteté un pardon complet.

Ce qu'il y avait de gracieux dans le procédé de ce chevalier Mengacci, c'est que son offre était accompagnée d'une rançon plus forte que celle imposée par Gasparoni pour le berger et le troupeau.

Gasparoni acccpla d'emblée.

Le surlendemain ou lui envoya le révérend père

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Lucatelli, porteur d'un sauf-conduit pour toute la bande qui, se dirigeant par Alatri, Tommacella, Prossedi et Piperno, entra à Terracine en plein jour, son chef en tête, aussi tranquillement qu'une troupe régulière et autorisée.

Nous les laisserons provisoirement là pour en reparler plus tard.

Un brigand retiré du service avec une pension. — Nostalgie. — Les pauvres diables d'honnêtes gens se vengent à leur façon. — Le scélérat innocenU — Cinq cent milles à pied. — Du danger de prendre le frais sur le pas de sa porte. — Comme on quitte sa femme. — Achille voit des armes et ne résiste pas à la tentation de les saisir. ^ Aléa jacla est. — Du rôle de la fatalité sur le grand chemin. — Mort de la petite princesse Mariscotti. — A quelque chose incendie est bon.

La ville de Cento est située sur la frontière de l'ancien duché de Modène. Gasparoni y fut conduit par deux gendarmes qui l'amenèrent d'abord devant le gouverneur. Celui-ci délivra au brigand amnistié un billet de logement à l'aide duquel il reçut l'hospitalité dans un hôtel garni. Logé, chauffé, éclairé et blanchi aux frais du gouvernement, Gasparoni dépensait à table avec sa femme les cinquante francs par mois dont le pape devait lui fournir la rente pour le reste de sa vie.

Certes, s*il eût compara sa situation avec celle de ses camarades, qui en 1816 s'étaient constitués prisonniers et avaient été condamn»?s à trente ans de galères; s'il se fût rappelé les souffrances et les dangers du brigandage I s'il eût réfléchi que son infâme existence recevait une récompense étrange, incroyable, et que devaient envier bien de pauvres' honnêtes gens, il aurait dû se trouver singulièrement heureux. Malheureusement sa pensée se dirigeait dans un sens tout opposé. Il se voyait tout isolé dans une ville où il ne connaissait personne. Sa femme pleurait sans cesse sa mère et son pays. Habituée aux moeurs des villages montagnard^% elle ne voulait sortir ni pour voir la ville ni pour aller à la promenade. Sa seule société, outre son mari, était la maîtresse de l'auberge, qui l'avait prise en amitié. ^

Cependant l'évoque et le gouverneur traitaient Gasparoni avec égards; ils l'exhortaient à persister dans ses bons sentiments et l'assuraient de leur protection. Lorsque sa femme accoucha, le gouverneur fit venir Gasparoni et lui donna six écus pour acheter à son nouveau né un berceau et une layette. L'évoque, de son côté, lui fit également don de quatre écus; ce n'est point à l'honnêteté pauvre que de pareilles largesses eussent été faites.

Si Gasparoni eût aimé le travail, il aurait pu

doubler ses revenus en allant travailler à la digue du Pô. Le gouverneur Tavail, à cet effet, autorisé à sortir de la ville. Gasparoni ne profita qu'une seule fois de la permission, prétendant que le terrassement lui avait enflé les mains. Peut-être les ouvriers, qui voyaient ce bandit recevoir double paye, satisfaisaient-ils leurs sentiments de jalousie par une affectation de mépris. 11 est certain que plus d'une parole blessante lui fut adressée, e' quun jour notamment, voici ce qu'il entendit dire très-haut pendant qu'il traversait une place publique.

— Regardez cet homme, s'écriait un passant, on lui fait cadeau de neuf écus par mois pour la peine d'avoir fait l'assassin pendant deux ans.

— Oh ! cela ne durera pas toujours, dit un autre psssant; attendez que notre vieux Pie VU, qui est tombé en enfance, soit passé de vie à trépas, et vous verrez ses successeurs faire dresser la potence pour le coquin que voilà.

Gasparoni frissonna de colère et de honte à ces paroles,

De son côté, comme nous l'avons dit, Ângelo de Paolisavait été interné à Gomacchio, dans les mômes conditions que Gasparoni. Mais plus vieux que son beau-frère, de Pajiis était aussi plus habitué au vice. Il était particulièrement joueur et querelleur.

Il arriva que, un joar, un pêchear avec lequel de Paolis avait eu quelque différend fut trouvé mort daos les environs de Comacchio. De Paolis fat accusé tout d'une voix d'être le meurtrier, et il passa six mois sous les verrous. Au bout de ce temps, son innocence étant reconnue, il fut relâché. Bien qu'il eût touché sa paye dans la prison comme s'il eût été en liberté, il n'en conçut pas moins une haine violente contre ceux qui l'avaient accusé. Le peuple de Comacchio s'obstinant du reste à le croire coupable, îl fut changé de résidence et envoyé à Ferrare.

Il y rencontra un ancien camarade, Pietro Rinaldi, dont il a déjà élé question. De Paolis tourna et retourna si bien ce faible jeune homrtie qu'il lui persuada de fuir avec lui pour reprendre leur ancien genre de vie dans la province de Frosinono.

L'entreprise était insensée de toute façon. Ils avaient cinq cents milles à faire pour aller de Ferrare à Sonnino. Comment pouvaient-ils espérer d'arriver sans encombre? Mais la compagnie do I^inaldi ne suffisait pas à de Paolis, il lui fallait encore celle de Gasparoni. En conséquence, il chargea un Ferrarais de ses amis d'aller à Cento s'informer de la santé de son beau-frère et de sa sœur. Saffi, c'était le nom de ce Ferrarais, ne parla pas de suite à Gasparoni; mais, à quelques semaines de là, il lui fit part des propositions de de Pao-

lis. Gasparoni prit tout d'abord Saffi pour un agent secret chargé de l'ôprouver. Il déclara qu'il n'entendait jamais se séparer de sa femme ni de ses enfants, et mit à la porte le messager.

De Paolis connaissait trop bien son beau-frére pour se décourager. Il remit à Saffi trois fusils avec des munitions, et le chargea de les déposer dans une petite maison hors de la ville.

Il sortit ensuite, sans affectation, avec Rinaldi, alla prendre les armes dans l'endroit où Saffi les avait cachées, et, celui-ci les guidant, tous trois se dirigèrent secrètement vers Gento.

On était à la mi-août de 1820. Quoiqu'il fût déjà huit heure<^ du soir, la chaleur était grande et Gasparoni prenait alors le frais à la porte de Tauberge. Il pensait probablement au pays où il était né; peut-être aussi regrettait-il le temps où il commandait en maître et était redouté de tous, lui qu'on bravait, qu'on insultait aujourd'hui, et une teinte d'ennui et de découragement profond s'était répandue sur son visage.

Tout à coup il vit paraître devant lui le même Ferrarais dont il avait déjà repoussé les suggestions.

— Votre beau-frère de Paolis et votre ami Rinaldi sont aux portes de la ville, lui dit Saffi ; ils voudraient vous voir et vous embrasser avant de retourner à Sonnino.

Gasparoni fronça le sourcil; il ne voulait pas d'abord se rendre à l'invilation de de Paolis; mais l'idée lui vint que ses conseils pourraient le décider a retourner à Ferrare, et, rentrant dans Fauberge, il dit à sa femme qu'il s'absentait pour quelques instants, donna un baiser à son petit garçon, et suivit le messager de de Paolis.

En voyant son beau-frère et Rinaldi armés tous deux, Gasparoni comprit la presque impossibililô de leur faire entendre raison. Cependant il crut nécessaire de leur mettre sous les yeux la folie qu'il y avait à tenter d'aller à Frosinone, de faire un si long trajet sans tomber entre les mains de la justice. 11 essaya de Fappeler à de Paolis la femme et les enfants qu'il abandonnait ainsi dans une contrée où ils ne connaissaient personne, et où, après sa fuite, ils seraient privés de tout secours.

De Paolis avait écouté en silence les remontrances de Gasparoni; mais à ces dernières paroles, il répliqua ironiquement :

— Tu prétends aimer ta femçae et ton enfant ; pourquoi donc viens-tu de les quitter ? Ne savais-tu pas qu'il t'est défendu de sortir de la ville sans une permission écrite? Tu es venu cependant. Rentre à Cento, maintenant, et vas-y chercher les trois ^ns de galères que tu as encourus pour ta désobéissance.

Gasparoni avait oublié, à ce qu'il paraît, ce châ-

timcnt infligé aux amnisliés qui rompaient leur ban, même pour un quart d'heure. Est-ce la perspective des trois ans de fer qui Tépouvanla ou celle de reprendre son ancienne vie de crime, de misère et de liberté qui le séduisit? Toujours est-il que Gasparoni, prenant un fusil, se mit en devoir de suivre son beau-frère et de retourner avec lui à la mal-vivance. Le Rubicon était passé.

De Paolis avait le dessein de se diriger avec Saffi jusqu'à la Catlolica, village situé sur l'Adriatique, et de là, suivant les bords de la mer, de gagner l'Abruzze ultérieure première. Gasparoni n'approuva pas ce plan, qui était peut-être le meilleur.

Sur son avis, Ton résolut de s'engager dans les montagnes qui séparent le duché de Toscane de l'État ecclésiastique, et dont la chaîne ne se termine qu'aux environs de Rome.

Safli les conduisit dans la direction de Bologne. Ils arrivèrent aux environs de cette ville le lendemain, vers midi

Cette longue course avait affamé les fugitifs. Ils entrèrent donc dans une auberge de campagne où ne se trouvait en ce moment qu'un vieux grandpère. Comme c'était un dimanche, le reste de la famille était à la messe.

Ils commandèrent pour leur déjeuner des canards et des vcTiuicelIes plats. Le vieillard, qui

les observait altenlivemcnt depuis leur arrivée, leur dit :

— Vous êtes, je n'en doute pas, les amnistiés qui ont quitté hier Ferrnre el Cenlo. Pourquoi portez-vous ces armes; ne voyez-vous pas qu'elles voiis trahiront? Prenez garde, laissez ici ces fusils, parce que, quand vous serez arrf:tés^ ce qui ne peut manquer,, vous n'encourrez pas du moins la peine capitale.

En apprenant que la nouvelle de leur évasion les avait précédés, Gasparoni sentit l'effroi le gagner. En même temps on entendit sonner les cloches de Bologne. Or, l'heure de midi étant passée, quel pouvait ôlre le motif qui mettait ces cloches en branlo ? L'aubergiste fut interrogé à ce sujet.

— C'est sans doute, répondit-il, parce que votre présence ici est déjà connue, à moins qu'il n'y ait un incendie quelque part. Je ne vois que ces deux causes qui puissent faire sonner l'alarme.

De plus en plus inquiet, Gasparoni déclara à de Paolis qu'il voulait partira l'instant; mais celui-ci le taxa de lâcheté, et prétendit déjeuner à son aise.

Mais la frayeur de Gasparoni était à son comble, il sortit incontinent, jeta son fusil loin de lui, et, prenant la route des montagnes de Toscane, il ne s'arrêta qu'au bout de seize jours d'une marche pénible. Un berger de Garpineto, qu'il avait obligé

autrefois, lui donna Thospitalité et pansa les plaies dont ses pieds étaient couverts.

Cependant de Paolis, Rinaldi et le Ferrarais, après avoir tranquillement pris leur repas, s'étaient remis en route. Suivant leur premier dessein, ils avaient pris le chemin de Rimini.

Le châtiment les y attendait.

Ils rencontrèrent un carrosse sur le devant duquel se trouvait un homme ayant un fusil entre les genoux. De Paolis crut reconnaître en lui un des membres du tribunal de Comacchicr, de ce tribunal qui lui avait fait subir une longue détention préventive, et contre lequel il nourrissait des projets ■ de vengeance. Sans plus réfléchir, il déchargea son arme contre l'homme, mais il le manqua, et la balle alla frapper dans le carrosse la petite princesse Mariscotti, qui était entre les bras de sa mère.

On comprend qu'après ce coup' Safii s'empressa de reprendre le chemin de Feri*are, où l'attendait une condamnation aux travaux forcés. De Paolis et Rinaldi, changeant encore une fois de route, se dirigèrent sur Pérouse. Ils n'y étaient pas arrivés que la force armée envoyée à leur poursuite les arrêtait et les reconduisait à Bologne.

L'assassinat de la princesse Mariscotti fit beaucoup de bruit à cette époque. On l'attribua aux trois fugitifs de Ferrare et de Cento, c'est-à-dire à

dePaolis, à Rinaldi et à Gasparoni. Mais c'était à lort pour ce dernier. L'épouvante dont il avait été saisi en entendant sonner les cloches l'avait préservé d'être témoin de ce dernier crime. Comme l'avait supposé le vieil aubergij>te, le tocsin avait pour objet l*incendie de quelques chariots de foin.

Eïécution d'Angelo de Paolis et de Pietro Rinaldi. — Un témoin condamné à mort. — Les deux Gasparoni. — Cent-vingt meurtres. — Le révérend Locatelli. — Alessandro Massaroni. — L'ambassadeur et le chef de bande. — L'enfer a du bon pour les mouvements d'éloquence. — Comment se recrutent les bandits. Ils sont dix et font trembler deux royaumes.

ilo de Paolis et Pietro Rinaldi furent condamnés à être décapités.

Le premier était un homme vigoureux, de vingtcinq à trente ans; son tranquille courage eût été admiré s'il ne Teût employé au service du crime. Avant de mourir, il se rappela qu'il était père et demanda à voir Tarchevêque de Bologne, faveur Qui, en Italie, n'est jamais refusée aux condamnés à mort, c Le charitable pourpré, » nous dit Masi, « promit à de Paolis d'employer toute son influence pour faire obtenir pour la famille du bandit la pension et le logement qui lui étaient accordés à lui- Blême avant sa fuite, et il tint parole. »

A partir de ce momenl, de Paolis devint calme, et, au momenl de marcher au supplice, il alluma un cigare el fuma jusque sur Téchafaud.

Quant à Rinaldi, pauvre jeune garçon, léraoîn innocent, après tout, du crime de son compagnon, et qui n'avait tirô un coup de fusil de sa vie, il perdit connaissance, et il fallut le porter au supplice.

Revenons à Gasparoni.

Nous l'avons laissé à Garpineto chez un berger, lequel lui raconta tous les événements qui s'élnicut passés pendant son absence. G'étaient des nouvcl'es de mort : le commissaire Rotoli, Louis Masocco, Decesaris et sa famille, Vittori, Musilli, Rinaldi, figuraient sur cette liste funèbre. Gasparoni voulut s'informer des circonstances dans lesquelles un si grand nombre de ses camarades avaient perdu la vie, se promettant de les venger, dans le cas où ils auraient été victimes de la trahison.

Son frère, Gennaro Gasparoni, se trouvait à cette époque à Terracina, el il y attendait sa grâce. Antonio lui fil connaître sa retraite, et aussitôt une quête faite p.irmi les compagnons de Gennaro permit au blessé d'achever convenablement sa guérison, de récompenser le berger hospitalier et de se mettre en roule pour rejoindre son frère à Terracine.

Il li'avorsait le bois de Pecci, situé entre Carpi-

neto et Maenza, lorsqu'il fit rencontre d'an bergor qui l'avait dénoncé du temps qu'il était avec Ludovico Masocco. Marcher sur lui et rassommor à coups de bâton fut, pour le bandit, l'affaire d'un moment. Puis it creusa une fosse et l'y enterra.

Dans le bagne de Civita-Castellano, Ga?paroni donna aux gentlemen qui vinrt5nt le voir une liste des meurtres par lui commis en onze ou douze années de brigandage. Le total dépasse cent vingt. La plupart n'ont eu d'autre mobile que la vengeance.

Arrivé en vue de Torracine, Antonio se garda bien d'entrer dans la ville. Il fit demander son frère, lequel arriva bientôt avec toute sa bande.

Disons ici que la grâce se faisait attendre, parce que la secrétairerie d'État ne voulait l'envoyer que lorsque tous les brigands de la montpgne se seraient constitués. Or, le fier Massaroni, blessé de ce qu'on eût d'abord député le P. Locatelli, non à lui, mais à Gennaro Gasparoni, crut devoir témoigner le plus grand dédain pour la grâce promise.

Peut-être que s'il se fût, en effet constitué, le gouvernement, bien sûr de tenir sous la main tous les bandits, ne se fûi fait nul scrupule de leur manquer de parole et de les enfermer pour la vie dans quelque infranchissable prison. C'est la conduite assez p'u noble qu'il tint plus lirJ avec Gisparoni lui-même.

210 LES MAL-YIVAMS

Quoi qu'il en soit, Antonio crut le moment propice pour profiter de l'amnistie générale. Il chargea en conséquence ses frères de faire part de ce désir au père Locatelli.

Le soir môme le religieux sortait de Terracine et venait voir Gasparoni.

— Vous avez eu grand tort, lui dit-il, de fouler aux pieds la grâce que vous aviez déjà reçue.

— Hélast mon père, répondit Gasparoni, la faute en est au gouvernement...

— Oui, si au lieu de vous entretenir à Cento, il vous eût bel et bien mis sous les verrous d'une prison, vous n'auriez pas si facilement pris la fuite.

— Que dites-vous, Padre? j'avais la parole de Sa Sainteté. Le malheur est qu'elle m'ait interné si loin de mon pays. Du reste, ajouta-t-il en voyant sur le visage du religieux l'expression de la méfiance et de l'incrédulité, me voici prêt à me constituer arec mes camarades qui sont à Terracine.

— Et... depuis votre fuite, n'avez- vous commis aucun crime nouveau ? demanda le religieux en lui lançant un coup d'oeil scrutateur.

— Par la madone, non, mon Père, je vous le jure.

Gortaineraent Gasparoni ne comptait pas pour un crime le meurtre coaîmis dans le bois de Pccci. Localelli le regardait toujours sans mot diie. Eiilii», tirant de sa poche une feuille de pa|»iLT

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