fCrty^/zo/'rt occi^/^a. Desmaz. in Plant, crvpt
de France, 653.
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1874. — Urocystis Preussii. Kûhn in Rab. Fung.
Eur. 1898.
1876. — Urocystis Ulii Magnus in Rab. Fung.
Eur. 2390.
1877. — Urocystis tritici. Kornick. in HedAvig. p, 38. Exsiccata. — Desmaz. Cryptog. de France. 653. Fuckel. Fungi.
Rhen. 256, 1538, 2306. Rabh. Herb. Myc. 393. Idem. Fung. Europ. 1790. 1898, 2390. Thûm. Mycoth. 139, 419. Id. Fung. Austr. 625, 1229.
Cette espèce attaque, dans nos rég-ions, particulièrement le chaume de seigle, et produit raffection connue sous le nom de charbon des tiges de seigle.
Cette maladie, si elle ne se présente pas avec la même fréquence que le charbon des céréales, peut cependant produire dans certaines conditions des dégâts considérables. En Europe ce champignon attaque, à côté du seigle, Vorge et V ivraie ^ tandis qu'en Australie il étend ses ravages sur le blé, \e paturin, le vulpin des prés, etc. Des expériences faites par M. Wolf, en 1873, semblent confirmer que les
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tubes ^erminatifs de ses spores sont capables de pénétrer les plantules du blé, même dans nos climats.
Caractères extérieurs de la maladie. — LUrocystis occulta sporifie sur les lames et les gaines foliaires, ainsi que sur les chaumes des céréales mentionnées, en déformant et torturant d'une façon étrange les extrémités des tiges en même temps que les épis qui périssent entièrement.
Extérieurement la maladie se manifeste en forme de longues stries charbonneuses, interposées aux faisceaux fîbro-vasculaires, d'abord blanchâtres, puis, quand les spores sont mûres, brunes ou noires.
Ordinairement le champignon limite ses attaques à la partie inférieure du chaume, et empêche généralement la formation de l'épi ; il n'est pas très rare cependant de voir le rachis, les glumes, et même la graine attaqués par le parasite.
Chaque pied malade présente le champignon sous différents états de développement : c'est ainsi que l'inflorescence et les parties supérieures du chaume peuvent être déjà transformées en une matière noire, en même temps que les stries sporifères des feuilles ou des gaines foliaires apparaissent encore blanchâtres ou légèrement bleuâtres.
Les spores, étroitement serrées les unes contre les autres, soulèvent et lacèrent l'épiderme de la plante à leur maturité, et se laissent enlever par un léger souffle, ou entrainer par les eaux de pluie.
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Etude botanique du champignon. — Le microscope relève dans la poussière noire des stries une infinité de corps reproducteurs d'une forme tout à fait caractéristique pour les champignons de ce genre. Les spores, en effet, de ces derniers, au lieu de se présenter sous la forme de cellules séparées, comme c'est le cas des autres Ustilaginées, se groupent solidement pour former des amas pluricellulaires de deux, trois ou quatre spores colorées en brun foncé, possédant un contour irrégulièrement rond sur lequel adhèrent des appendices qui ont eux-mêmes l'apparence des spores, mais qui, cependant, plus petits, plus clairs, à membrane plus mince et dépourvus de contenu protoplasmique, sont dénués de toute faculté germinative (fig. 8. A. et B.).
Les glomerules des spores, qui peuvent être sphériques ou ellipsoïdes, et quelquefois dépourvus d'appendices, mesurent 17 à 24 [X de longueur sur 15 à 20 ;x de largeur. Les vraies spores sont sphériques-aplaties ; elles possèdent une exospore lisse, fortement colorée et difTicilement délimitée du contenu protoplasmique ; elles mesurent 12 à 18 (jt, de diamètre, tandis que les appendices périphériques, qui ont aussi la même forme, ne surpassent pas les 4 à 6 (X.
Dans une goutte d'eau ces spores germent seulement après trois jours, en émettant à travers leur exospore fendue un promycélium qui atteint une longueur à peu près égale à leur diamètre. Ce tube promycélien arrivé
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à son complet développement produit au sommet un verticille de deux à six sporidies baccilaires, qui absorbent tout le contenu protoplasmique du promycélium, et s'en séparent au moyen d'une mince cloison transversale (%.8. B).
Les extrémités de ces sporidies s'unissent rarement en couples, comme il arrive pour le Tilletia, et dans la plupart des cas elles sont divergentes. Leurs parties inférieures restent adhérentes au promycélium hyalin.
FiG. 8* — A, spore d'Urocystls occulta ; B, idem en germination, deux sporidies émettant leurs petits tubes de germination. (Grossis. 600 diam. D'après Wolf.)
Chacune de ces sporidies émet un tube germinatif d'une médiocre épaisseur, qui se détache facilement par le mouvement de l'air, et est emporté par le vent. En cultivant les spores du champignon en question sur des porte-objets, on ne va pas plus loin dans le développement des tubes germinatifs. Pour suivre leur développement ultérieur et la formation des spores, il faut examiner l'intérieur et les stries blanchâtres des plantes infectées.
USTILAGINEES.
La formation des spores, que les jeunes stries permettent de suivre pas à pas, s'accomplit d'une façon tout à fait différente de celle des autres Ustilag^inées que nous avons étudiées jusqu'ici. A peine, en effet, le mycélium végétatif intercellulaire donne-t-il naissance aux hyphes sporigènes riches en protoplasme, que celles-ci émettent de tous côtés un grand nombre de rameaux, d'une épaisseur variable, qui
FiG. 9. — A, commencement de l'anastomose des hyphes sporifères; B, un jeune peloton de spores formé par le gonflement de l'extrémité des anastomoses ; C, spore presque mûre d' Urocystis occulta, a el è ; appendices sporiformes déjà formés, c, d, e : idem, en voie de formation. (D'après Wolf.)
s'anastomosent entre eux (fîg. 9. A). Le protoplasme des hyphes se rend alors à l'extrémité de ces anastomoses, qui, par suite d'un accroissement actif, se gonflent et forment des espèces de pelotons, où le protoplasme est granuleux et les contours membraneux des hyphes formatrices pendant longtemps reconnaissables (fig. 9. B). Dans un état successif de développement toutes ces membranes se résorbent et la partie interne du gonflement paraît homo-
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gène. Une membrane cellulosique ne tarde pas à envelopper ce peloton et le diviser par des radiations internes à un certain nombre de portions adhérentes entre elles, dont l'ensemble forme le glomérule de vraies spores. Après cela, ce dernier se sépare des hyphes formatrices au moyen d'une membrane, en même temps que son exospore épaissit et devient brun ; c'est alors que la formation des appendices sporiformes commence. Ceux-ci sont en nombre variable et adhérent fortement sur le jeune peloton.
Ce champignon, qui jusqu'aujourd'hui ne paraît pas funeste, se plaît beaucoup dans l'humidité. Dans le cas d'une invasion intense, la rotation des cultures et le traitement des semences ne sauraient être trop recommandés.
Dans les chapitres qui précèdent, nous avons eu l'occasion de traiter le processus de la formation et de la germination des spores pour les principales espèces. Il nous reste maintenant à examiner la manière dont elles pénètrent et envahissent la plante hospitalière. Les différentes espèces en question présentent tellement d'analogies à ce point de vue, qu'on peut, sans inconvénient, les étudier en commun.
L'obscurité a régné jusqu'en ces derniers temps autour de ces importantes questions. Les germes de beaucoup d'Ustilaginées demandent un temps considérable, plusieurs
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semaines, même des mois pour germer dans Feau, et, d'autre part, pour obtenir la reproduction de la maladie, il faut inoculer la plante nourricière lorsqu'elle se trouve dans une période donnée de son développement.
Cependant, grâce aux travaux de MM. Kûhn, de Bary, Hoffmann, Brefeld, etc., on sait aujourd'hui la façon dont les germes des principaux de ces entophytes pénètrent dans la plante. Il ne serait même pas téméraire d'avancer que toutes les Ustilaginées herbicoles présentent des phénomènes analogues à ceux étudiés jusqu'ici.
Pour observer le mode de pénétration de ces germes, il faut, on le comprend, infecter la plante hospitalière dans un moment donné de son développement. Et puisque les sporidies seuls sont destinées à opérer cette pénétration, il faut inoculer la plante avec des sporidies.
Dans ces expériences d'infection nous suivrons les travaux récents de M. Brefeld^, qui nous paraissent les plus conformes aux progrès de la science, et nous indiquerons, en passant, les principales observations des autres auteurs.
M. Brefeld procédait dans ses observations en cultivant d'abord, à laide de liquides nourriciers artificiels placés en couche de faible épaisseur, dans des vases de grand diamètre, les spores des Ustilago sur lesquels devait porter l'expérience. Il obtenait ainsi des cultures pures de tout autre organisme, et réunissait le dépôt de toutes les cul-