Persoon, Synopsis methodica Fungorum cum indice. Gotting
G. PUCCINIA. 153
mait : Uredo linearis, Puccinia graminisj yEcidlum Berberidis.
Les frères Tulasne ^, les premiers, confirmèrent expérimentalement l'idée émise avant eux par De Candolle, Henslow et d'autres botanistes, que V Uredo linenris et la Puccinia graminis sont deux formes de la même espèce. Plus tard de Bary ^, dans ses remarquables études sur la biologie des Urédinées, a prouvé que la forme yEcidium peut appartenir à la même espèce que les deux précédentes, et que, par conséquent, une même Urédinéc exige, dans beaucoup de cas deux hôtes, ordinairement de nature bien diverse, pour compléter toutes les phases de son développement. C'est ce qui arrive chez les principales Puccinies des céréales, comme nous allons le voir.
En tout cas, l'étude du genre Puccinia est loin encore d'être complète. On se base aujourd'hui sur la forme (cloisonnée) des Teleutospores pour juger les espèces qui doivent lui être attribuées. Le secret cependant des différentes formes qui succèdent ou qui précèdent aux teleutospores est loin de nous être révélé pour toutes les espèces de ce genre.
Quoi qu'il en soit, parmi les puccinies il y en a qui font succéder toutes les phases de leur développement sur la
1. L. et R. Tulasne, Annales des sciences naturelles, loc. cit.
2. De Bary, Neue Untersuchungen ûber Uredineen. (Monatsber der. Berlin. Akademie, 1865.)
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même plante hospitalière, d'autres en exigent deux. M. Van Tieghem, en se basant sur ces faits, distingue les puccinies en :
Puccinies hétéroïques et puccinies homoïques.
Le premier groupe comprend toutes celles, qui, comme la puccinie du blé, ont besoin de deux maisons (hôtes) différentes pour compléter leur cycle de développement ; dans le second groupe Van Tieghem fait entrer, au contraire, celles qui développent tous leurs appareils reproducteurs sur la même plante nourricière [Puce. Compositaram)^ ou qui se perpétuent avec une seule sorte de spores [Puce. Alalvacearum). Cette division de Puccinies, si elle n'est pas toujours exacte, est cependant plus commode que celle proposée par M. Rabenhorst dans son Hedwigia^.