Puccinia Rubigo vera
(D. C. ) Wint. Die Pilze, p. 207.
(Rouille linéaire.)
Synonymie. 1815. — Uredo Rubigo vera. D. G. Flore Fr. VI,
1848. — Tricholosis Rubigo vera. Lév. Diction. Univ. d'iiist. nat. XII, p. 785.
1. D'après INI. Garovaglio cette espèce attaque, très vraisemblablement, aussi le riz. (Archivio trien., v. 1. Milano, 1874.)
172 URÉDINEÉS.
1852. — Puccinia striiformis. Westend. 4, Not., p. 10. Bull. Acad. Belgicpie.
1866. — Puccinia straminis. d. Bary. Montasber. der Berl. Akadeniie.
1885. — Puccinia Asperifolii. (Pers.) Wettst. in Verhandl. Zool.bot.Gesells.Wien. p. 158.
1801. — j^cidiuni Asperifolii. Pers. Synopsis
fung. p. 208.
1818. — ^cidium Lycopsidis. Desv. Observ. 1.
1824. — Cœoma Asperifolii. (Pers.) Schlechtend.
Flor. Berolinens. II.
1824. — Cœoma Ruhigo. Link. in L. Sp. pi. II, p. 4. 1828. — Cœoma Boragineatum. Link. in L. Sp.
PI. YI, p. 83.
1876. — j^cidium Symphyti. Thûm. in Oest. Bot.
Zeitung. p. 15.
1878. — uEcidium Pulnionarise. Thûm. Pilz.
SilDir. II Beih n. 158, in Bull. Moscou.
1879. — j^cidium Lithospermi. Thûm. m Oest.
Bot. Zeit. no 11.
Exsiccata. Fuckel., Fung. rlien. 274, 321, 2516. Rabh. Herb. mycol. 288, 365. Rabh. Fung. Europ. 198, 1086, 1478, 1600. 2386. — Thûmen. Fung. Austr. 84, 85, 103, 395, 731, 846, 1023. Thûm. Mycoth. 230, 831, 1123, 1425, 1521. — Briosi e Cavara. m, 60.
Caractères extérieurs de la maladie. — Le Puccinia Ruhigo vera présente les mêmes phases de développement que Tespèce précédente et offre aussi, sur les graminées surtout, des caractères extérieurs presque identiques.
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Les taches orangées forment des bandes étroites, parallèles aux nervures des feuilles et semblables en forme et en couleur à celles de la puccinie des graminées. Ces taches finissent aussi par crever Tépiderme et laisser échapper leur contenu sous forme d'une poussière rougeàtre.
La rouille noire se présente aussi sous le même aspect, sinon que Tépiderme, au lieu de crever, couvre pendant longtemps les taches noirâtres.
Fis. 14. — Deux feuilles de la Buglosse officinale montrant les aecidiums (a, b, b) du Puccinia Rubigo vera en différents états de développement. (D'après nature.)
Ce caractère distinctif n'est pas toujours suffisant et dans beaucoup de cas il faut recourir au microscope si on désire se fixer sur la sorte de rouille qui envahit la culture.
174 urédinées.
Cependant le Pue. Rahicfo vera., loin de choisir l'épinevinette pour compléter le cycle de son développement, va chercher un grand nombre de mauvaises herbes qui pullulent dans nos champs et qui appartiennent toutes à la famille des Borrag"inées. Là il achève ses formes en provoquant des altérations très caractéristiques. Sur les points infectés, la feuille grossit, se colore d'abord en jaune, puis en rouge foncé (fîg. 14, a.), son épidémie se crève et laisse passer de petits cylindres proéminents, distinctement visibles, formés par les bords de Tenveloppe de Tsecidium et remplis d'une poussière rougeàtre (fig. 14, b, b.).
Etude botanique du champignon. — Le Puccinia Riibigo vera offre beaucoup d'analogies avec le Pac. (jraminisy aussi bien dans la succession des générations que dans Vheteroœcie, Néanmoins la différence dans la dimension de ses formes et dans la nature de quelques-uns de ses substratiimsle distingue nettement de l'espèce précédente. Donc ici, pour ne pas nous répéter, nous nous limiterons à signaler ces différences.
Son mycélium ne présente rien de particulier. Les Urédospores qu'il forme sont elliptiques ou sphériques ; elles présentent à peu près les mêmes dimensions que celles de la Puccinie précédente et leur exospore est aussi verruqueux (fig. 15), de sorte que la détermination de cette espèce par sa forme urédosporée ne peut pas être certaine.
Le Paceinia Rahicfo vera des céréales peut cependant
PUCCIMA RUBIGO VERA.
être facilement ditTérencié et reconnu par ses Tèleutospores. Elles sont à peu près aussi longues, mais plus larg-es, que celles de l'espèce précédente ; leur exospore est plus grosse ; leur forme plus irrégulière, car elles se développent et restent sous Tépiderme ; et leur pédicelle relativement très court (fig. 15). Enfin un dernier caractère distinctif consiste dans la présence des paraphyses (voir la section transversale de la Hg. 15;, dont le Pue. (jraminis est privée.
FiG. 15. — Puccinia Ruhigo veva. Urédospores et Téleutospores. Adroite une section transversale d'une feuille d'avoine montrant un groupe de téleutospores développées sous l'épiderme. (D'après Cavara.)
D'après M. Bolley, ces filaments intercalés entre les Téleutospores ne sont pas des paraphyses proprement dites, c'est-à-dire des Téleutospores atrophiées et stériles, mais simplement des expansions en direction verticale de 1 hyménium de la base. Quoi qu'il en soit, ces productions paraphysomorphes n'existent pas moins et ne cessent pas de former un caractère distinctif puissant entre les deux
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espèces. La germination des Téleutospores (fîg. 16) ne présente rien de particulier. Les sporidies de ces Téleutospores, ainsi que celles de la Puccinie précédente, ne peuvent pas se développer sur les céréales. Dans ce cas, le phénomène de rhétéroœcie, soupçonné et démontré par le même M. de Bary, se montre clairement. En 1866, ce savant distingué remarqua que les sporidies formées par la germination des
FiG. 16. — Piiccinia Ruhigo vera. Téleutospores en germination ; g, conidie ou sporidie. — Grossis. 300 d. (D'après de Bary.)
Téleutospores ne pénètrent point dans les feuilles des graminées. La découverte relative au développement du Puccinia graminis lui laissa présumer qu'il ne s'agissait point d'un fait isolé et que les germes en question pourraient s'introduire dans un autre genre de plante dicotylédone
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pour y donner naissance à quelque secidium. « Mais quelle « devait être cette plante, dit-il', je ne pouvais invoquer « pour la découvrir ni expérience, ni notion acquise ; <( toutefois une réflexion devait me guider dans cette « recherche, il me fallait penser tout d'abord aux plantes « qui nourrissent un .-Ecidium à l'exclusion d'Uredo et (' de Téleutospores, et qui ont en outre coutume de vivre « dans le voisinage des graminées habitées par le Pue. « Straminis . Je pouvais donc choisir entre les Berberis, « les Ramnus, YUrtica, Taraxacam, Ranunculus, An- <( chusa offîcinaUs, etc., toutes plantes sur lesquelles on <( observe des œcidiums plus ou moins distincts. M'étant « donc procuré des feuilles fraîches, jeunes, mais bien « développées de chacune de ces plantes et arbustes, j'y « semai le même jour des sporidies de Pac. Straminis. « Les germes que donnèrent ces corpuscules ne pénétrèrent <( dans aucune des feuilles, si ce n'est dans celles de Y j.\n- « chusa offîcinaUs (Buglosse officinale). Quarante-huit « heures après l'ensemencement, une multitude des germes <( plongeait dans la cavité des cellules épidermiques de ces « feuilles. Six jours plus tard, des taches pâles, blanchâtres « se montrèrent là où les sporidies avaient été déposées et « le parenchyme de la feuille était aux mêmes places tout « pénétré de mycélium très rameux qu'on reconnaissait ■« aisément pour être celui d'une Urédinée ; entin, le trei-