‹ Les maladies cryptogamiques des cralesChapitre 54 sur 111 · Monatsher. der Berlin. Akad., 1866, p · texte numérisé non relu

Monatsher. der Berlin. Akad., 1866, p

LovERDO. Les maladies cryptoçiamiqnes. 12

UREDINEES.

« zième jour après le commencement de Texpérience, les « spermogonies d'œcidium étaient déjà parfaitement déve- « loppées sur les taches en question. »

Ces expériences, exécutées d'abord sur des feuilles de Buglosse détachées et mises sous cloche, furent ensuite répétées par le même auteur sur les cotylédons de quatre jeunes plantes de Lycopsis arvensis élevées en pot. Là le phénomène s'est reproduit plus distinctement encore.

FiG. 17. — Coupe schématique d'une feuille de Biiglosse officinale, présentant en a a des spermogonies et en h un aecidium du Puccinia Ruhigo ver a.

Les spermogonies et les œcidiums s'y forment de la même façon que pour la Puccinie précédente, et ils ont une forme analogue (fîg. 17).

Aussitôt que les j^cidiospores obtenues par M. de Bary sur le Lycopsis furent mises à germer sur les feuilles de jeunes plants de seigle, élevés en pot, il s'en est suivi le développement d'un Ureclo qui, sept ou huit jours après^

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donna naissance à des Urcdospores mûres. La végétation du champignon demeura circonscrite aux feuilles ensemencées et des exemplaires de contrôle plantés dans les mêmes pots que les premiers, mais laissés purs de toute infection, restèrent sans parasite.

Une des plantes de seigle artificiellement infectée dixcidiiim montra, à la place même qui en avait reçu les spores, des sores téleutosporiques caractérisés de Pue. Ruhigo ver a.

Ce qui précède démontre évidemment que le Pue. Ruhigo vera est un parasite liétéroïque. Il montre son Uredo et ses Téleutospores sur les Graminées et il s'y multiplie par rUredo toujours identique avec lui-même. L'œcidium, au contraire, issu de la germination des sporidies des Téleutospores et qui est une part intégrante de la Puccinie en question, n'apparaît que sur les Borraginées, seules capables de le nourrir.

Fait digne de remarque : le mycélium de cette espèce hiverne parfaitement, sans mourir, dans le parenchyme des feuilles du blé.

L'yEeidium du Puccinia Ruhigo vera croît indifféremment aux dépens de plusieurs espèces de Borraginées, même de genres différents ; nous en citerons les principales : la Bourrache officinale (Rorrago officinalis), la Buglosse officinale et celle des champs [Anehusa officinalis et arvensis)^ la Lycopode des champs [Lycopsis arvensis)^ la Gonsoude tubéreuse et officinale [Symphytum

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taherosum et officinale), la Nonnée brune [Nonnea pulla), le Gremil des champs [Lithospermium arvense), la Vipérine commune [Echium vulgaris), la Pulmonaire [Pulmonaria offcinalis moUis), la Gynoglosse officinale [Cynoglossum offîcinalis), la Gérinthe [Cerinthes minoris et alpinus], etc. Les Urédospores et Téleutospores, au contraire, se développent sur les graminées, comme le Blé, le Seif^^le, l'Avoine, le Vulpin [Alopecarus), TAgrostide [Agrostis), le Brome [Bromus), la Fétuque [Festuca)^ le Houlque [Hiilcus), la Keulerie [Kœleria), etc.

M. Korn ^ a fait une variété simplex pour le Pucciuia Rahigo vera qui croît sur l'Orge, qui a été tour à tour spécifié sous le nom de Pucciuia anomala Rostr. -^ et Puccinia Horclei Fuck. ^.

L'espèce Ruhigo vera fut constatée presque sur toute l'Europe et l'Amérique du Nord ; la variété simplex seulement en Allemagne.

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