‹ Les maladies cryptogamiques des cralesChapitre 55 sur 111 · Fuckel. Symb. II, p · texte numérisé non relu

Fuckel. Symb. II, p

PUCCIMA CORONATA. 181

1888. — PucciniaUhainiiii {Gmc\).Wellsi.inYeThd. Wien.

1789. — jEcidium Bhamni. Gmel. in Linné Syst.

nat. II, p. 1462. 1801. — jEcidiiim Crassum. Pers. Syn. Fung.

1803. — Mcidium Frangulx, et

^cidiiim Cathartici. Schiim. FI. Saell.

II, pag. 225.

1815. — JScidiian irre^ulare. D. G. Flore Fr. II,

1824. — j^cidium elongatuin. Link. Spec. IL

pag. 63.

1833. — JEcidium poculi forme. Wallr. Flora Crypt. Germ. p. 287.

Exsiccata. Fuckel. Fung. Rhen. 277, 322. Rabhen. Herb. mycol.

192, 290, 681. Id. Fung. Europ. 692, 1980, 2174. Thûm. Mycoth. 288, 325, 933, 1124. Schweiz. Kryptog. 313.

Cette espèce, moins fréquente que les précédentes, forme sur les deux faces des feuilles de Vavoine et quelquefois de Vorge d'abord des taches orangées lancéolées ou linéaires, puis des bandes noires assez larges entre les cordons des faisceaux fibro-vasculaires.

Les Urédospores sont aiguillonnées, irrégulièrement sphériques ou ovales, plus petites que celles des espèces précédentes : 19 à 28 |j. de longueur sur 16 à 21 \x. de largeur.

Les Téleutospores restent pendant longtemps sous l'épi-

UREDINEES.

derme et possèdent un pédicelle bien court ; elles se caractérisent par des protubérances particulières, disposées le plus souvent en couronne et portées par la loge supérieure de la spore biloculaire (fig". 18), Ces excroissances constituent un caractère moins sûr qu'on ne le croit généralement. Si elles sont, en effet, normales, elles ne sont pas toujours exclusives pour cette espèce. C'est ainsi que dans certains cas on les retrouve chez le Puccinia Ruhigo vera, provenant, sans doute, de l'emboîtement de la loge supérieure des Téleutospores dans les espaces laissés entre les cellules épidermiques. I/embarras qui en découle pour la distinc-

FiG. 18. — Trois Téleutospores du Puccinia coronata, fortement grossies

(d'après nature.)

tion de ces deux espèces par leurs formes téleutosporiques se complique encore plus si le Pue. Rahigo vera, comme il arrive quelquefois, est privé de ses fausses paraphyses.

Cependant, dans la plupart des cas, la distinction entre ces deux espèces est possible.

La biologie de cette espèce a fait aussi l'objet des recherches de M. de Bary. Ce savant démontra que les

PUCCINIA SORGHI. 183

Téleutospores de Puccinia coronata germent après la fin de Thiver de la même manière que celles des espèces voisines et que leurs sporidies, d'une teinte pâle de jaune orangé, ne font pénétrer leur tube germinatif que dans 1 epiderme des jeunes feuilles de la Bourdaine (Frangula vulgaris), où il donne naissance à un œcidiiun (^^îcidium, Rhamni. Gml.). Le même auteur a aussi prouvé que les eecidiospores polygonales, verruqueuses et orangées, formées sur les feuilles de la Bourdaine, n'attaquent point le hlé et le seigle, et ce n'est que sur Y avoine qu'elles continuent leur cycle évolutif.

Kl

On sait que Y /Ecidium du Puccinia coronala croît indifféremment sur les feuilles, les pétioles, le calice et les fruits non mûrs du Nerprun (Rhamnus catharticus) et de la Bourdaine (Frangula vulgaris) et que ses urédospores et téleutospores vivent sur Y avoine eiYorge, ainsi que sur un certain nombre de plantes analogues à celles que choisissent les formes correspondantes du Puccinia Ruhigo vera.

Cette rouille, qui pourrait être désignée sous le nom de la rouille couronnée, fut observée dans presque toute l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Afrique septentrionale.

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