‹ Les maladies cryptogamiques des cralesChapitre 60 sur 111 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

On a cherché depuis longtemps des moyens directs pour combattre la rouille. Ici cependant ce n'est plus contre une

infection de la plante naissante, mais bien contre celle de la plante adulte qu'on a toujours à lutter. Les obstacles se multiplient et ne font de ces traitements que des palliatifs plus ou moins efficaces.

Feburier parait être le premier qui conseilla la chaux mélang-ée au sel marin ; Philippar dit aussi, de son côté, avoir obtenu de bons résultats à l'Ecole normale de Versailles par Tepandage du sel marin sur les récoltes atteintes de rouille. D'après le même auteur, l'emploi des cendres végétales et de pyrites ferrugineuses a également produit de bons effets.

Ces différents procédés, d'une efficacité douteuse, étaient déjà abandonnés, lorsque M. Griffîths, professeur de chimie à l'Ecole des Sciences de Lincoln, vint proposer le sulfate de fer contre la rouille^.

Les études de laboratoire avaient appris à AL Griffîths qu'une dissolution de 0,10 p. 0/0 de sulfate de fer s'opposait à la germination des spores de la rouille en agissant sur leur enveloppe, sans toutefois attaquer la cellulose des tissus de la plante hospitalière. Ces observations l'ont amené à essayer le sulfate de fer comme un remède direct contre la rouille. Après une série d'expériences, M. Griffîths s'arrêta à la dose de 100 kilog. de ce sel par hectare, qui, répandue en automne ou au printemps sur les champs, serait un agent sûr pour la préservation ou destruction de

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