‹ Les maladies cryptogamiques des cralesChapitre 62 sur 111 · Journal of the chemical Society, 1885 et · texte numérisé non relu

Journal of the chemical Society, 1885 et

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l'oïdium [Erisiphe Tuckeri^ Tul.) elle Black Rot [Lœstadia BidweUi, Viala et Ravaz), de la vigne\ les taches orangées des feuilles du prunier [Polystigma Rubrum Tul.), la mort de la luzerne [Byssothecium circinans, Y uc\.)^ etc., sont des maladies produites par le développement des champignons appartenant à ce groupe ?

Généralités. — Les Ascomycètes passaient pour des champignons polymorphes par excellence. A côté de la fructification typique des asques renfermés dans des périthèces, se présentaient, d'une part, de petits filaments qui formaient à leur extrémité de légères spores : conidies et que le mycélium portait toujours à la surface des organes attaqués, et d'autre part des fructifications d'un autre genre, dépourvues d'asques et àénommée's pijcnides ; mais ce n'est pas tout. Tulasne, de son côté, découvrait chez eux de petits corps spéciaux qu'il appela spermogonies et dont il a été déjà question à propos des Urédinées, et d'autres cryptogamistes y remarquaient d'autres productions spéciales du mycélium, désignées sous le nom de chlamydospores .

Devant cette multitude de formes les mvcolosrues se contentèrent de qualifier ces champignons de poJi/morphes .

M. Brefeld chercha à synthétiser les choses, et s'appliqua à étudier physiologiquement les rapports qui pourraient

1. Voy. J. Bel, les Maladies de la vigne. Paris. 1890 (Bibliothèque des connaissances utiles).

lier ces difYérentes fructifications entre elles et entre celles des autres champignons.

D'après la synthèse de M. Brefeld, nous pouvons distinp^uerles fructifications de tous les champignons (Eumycètes) sous trois formes typiques, savoir les :

Sporanges, Conidies et Ghlamydospores. — Les sporanges sont des conceptacles fructifères caractérisés par des spores endogènes, nées sur des cellules libres. On peut distinguer ces formations: en sporanges ordinaires, qui, tout en variant de forme et de dimension, contiennent des spores dont le nombre, la grandeur et la forme ne sont pas déterminés (Mucorinées, etc.), et en asques, qui sont des sporanges à forme et grandeur constantes et à spores endogènes, dont le nombre (ordinairement 8), la dimension et la forme sont toujours définis (Ascomycètes).

Les GoNmiES, considérées par M. Brefeld comme des sporanges monosporés, se trouvent ordinairement sur des filaments spéciaux, appelés, conidiophores, simples ou ramifiés et souvent même pelotonnés en corps de fruit (pycnides, spermogonies).

Les conidiophores aussi bien que les conidies peuvent être variables (Peronosporacées, Ascomycètes, etc.) ou constants (Basidiomycètes : basidiospores), en nombre, en forme et en dimension.

Enfin les ghlamydospores sont des boutures^ si je puis m'exprimer ainsi, intercalées au mycélium et germant en

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sporanges (Mucorinées, etc.). Souvent ces chlamydospores se distinguent par leur grandeur considérable. Les oïdiums sont une forme spéciale de chlamydospores.

Lorsque les chlamydospores perdent leur faculté de germer en sporanges et prennent naissance au bout de filaments fructifères (Uredospores) ou dans l'intérieur d'un corps de fruit (Aecidiospores), elles sont difficiles à distinguer des conidies.

Ceci posé, revenons aux Ascomycètes. La question relative à la fructification de ces champignons se compliquait par la présence des spermaties auxquelles de Bary et son école attribuaient un caractère sexuel. La découverte de Yascocfone et du poUinode (fig. 21, A), vint corroborer leurs idées. On sait aujourd'hui que ces petits corps, d'une forme indéterminée, caractérisent, avec inconstance, à peine un petit nombre de champignons.

L'idée de l'absence de sexualité chez les Ascomycètes, émise d'abord en France, fut suivie par M. Brefeld^. Celui-ci, en collaboration avec M. Tarel, porta ses recherches sur la formation des asques de 400 formes environ d'Ascomycètes les plus divers. Aucun acte de sexualité pour toutes ces formes n'a pu être enregistré. M. Brefeld en a conclu, et avec de bonnes raisons, que la sexualité ne doit pas être admise parmi les Ascomycètes ^.

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